Publicité
Publicité

Bois Sauvage: report en chambre du conseil

Le dossier Bois Sauvage ne passera pas en Chambre du conseil ce mardi matin. Selon nos informations, la séance a été reportée sine die à la suite d’une demande de devoirs complémentaires introduite par l’avocat d’une des parties impliquées dans cette affaire.

Dans la foulée, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas plaider sur la place publique, Raf Verstraeten, l’avocat de l’administrateur Luc Vansteenkiste, a confirmé avoir introduit cette demande de devoirs complémentaires.

Concrètement, Michel Claise, le juge qui instruit le dossier, a la possibilité d’accepter ou de refuser cette demande de devoirs complémentaires. S’il refuse, l’avocat de Luc Vansteenkiste dispose d’une possibilité d’appel devant la Chambre des mises en accusation. Après analyse du dossier, cette chambre peut accepter les demandes et renvoyer le dossier au parquet qui demandera au juge d’instruire de nouveaux devoirs. En cas de refus, le dossier serait renvoyé devant la Chambre du conseil. À ce stade, une nouvelle demande émanant d’une autre partie ne serait pas exclue.

Flash-back

Au début du mois de mai, on apprenait que le parquet de Bruxelles s’apprêtait à demander le renvoi en correctionnelle de cinq personnes physiques et de trois personnes morales. Les cinq personnes physiques sont Vincent Doumier, administrateur-délégué de Bois Sauvage, Yves Liénart van Lidth de Jeude et Laurent Puissant Baeyens, tous les deux membres du comité de direction du holding (avec Vincent Doumier); à ce trio, il convient d’ajouter Luc Vansteenkiste et Luc Willame, tous les deux membres du conseil d’administration de Bois Sauvage. Tous sont poursuivis pour délits d’initiés, une prévention à laquelle il convient de rajouter le faux en écriture pour les trois membres du comité de direction. En plus de cela, le parquet demande également le renvoi en correctionnelle de Bois Sauvage, d’Yvax, la société d’Yves Liénart, et de Sogelam, le holding de Luc Willame.

Toute l’affaire trouve sa source le 3 octobre 2008, date fatidique qui scelle le démantèlement de Fortis. Aujourd’hui, la grande question est de savoir pourquoi le holding s’est défait, ce même 3 octobre, de 2,6 millions d’actions Fortis? Quel a été le rôle de Luc Vansteenkiste, administrateur chez Fortis et chez Bois Sauvage? Il connaissait les intentions de démantèlement de Fortis. A-t-il parlé? Manifestement, c’est par lui que l’information serait passée.

La Justice reproche également à Vincent Doumier de s’être défait de 2.100 actions Fortis de son portefeuille in tempore suspecto. Pour Yvax, la société d’Yves Liénart, on parle de 9.000 actions. Et pour Sogelam, le holding de Luc Willame, la vente, le 3 octobre, d’obligations pour un montant de 500.000 euros pose question.

Enfin, la prévention de faux en écriture porterait sur un PV attestant la tenue d’un "comité de marché" de Bois Sauvage. Une réunion, qui selon les éléments de l’enquête, n’aurait jamais été organisée.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés