"Certains assureurs surutilisent le prétexte de la pandémie"

©Kristof Vadino

Rebecca Tielemans a pris la tête de Marsh, le leader du risk management en Belgique, fin 2020. Elle estime que le secteur de l'assurance s'est durci au cours des derniers mois.

"Pour ma nouvelle position, je me positionne dans un horizon de cinq ans", déclare Rebecca Tielemans. "Marsh est une société avec de nombreuses possibilités, aussi bien dans la hiérarchie verticale que dans la mobilité horizontale. J’espère que mon histoire puisse inspirer nos collaborateurs."

Géant mondial du courtage

176.000
employés
Le groupe Marsh&McLennan emploie quelque 176.000 personnes dans 130 pays à travers le monde.

"Nous sommes les leaders belges du risk management. Une de mes priorités est de parvenir à une croissance topline dans le segment corporate, soit 10% pour cette année", avance Rebecca Tielemans. Un objectif ambitieux, qu’elle entend atteindre notamment via un partenariat avec un nombre très restreint de courtiers indépendants "de très haut niveau". Le corporate constitue "un modèle trop complexe qui doit être réinventé", estime la CEO.

Durcissement

La période de renouvellement des contrats en fin d’année a ainsi vu de nombreux assureurs augmenter leurs tarifs. "Certains ont surutilisé le prétexte de la pandémie", estime la CEO. Selon elle, les assureurs deviennent plus stricts pour les risques tarifés et les conditions appliquées aux polices. "Le marché mondial de l’assurance n’est pas en mesure d’absorber tous les risques liés à la pandémie. Il n’y a pas d’amélioration à attendre dans les 18 mois à ce sujet-là. C’est l’incertitude qui en est le moteur."

Nouveaux risques inassurables

"Le marché mondial de l’assurance n’est pas en mesure d’absorber tous les risques liés à la pandémie."
Rebecca Tielemans
CEO de Marsh Belux

Plus spécifiquement, elle estime que le risque cyber va devenir à terme partiellement inassurable. "La question n’est pas de savoir si vous allez subir un sinistre cyber, mais quand ?" Les ransomwares (ou rançongiciels) posent plus particulièrement problème.

Dans ce contexte difficile, Marsh se profile davantage comme un gestionnaire de risques que comme un courtier. "Nous devons donner tous les éléments aux clients afin d’être créatifs et de les accompagner au mieux", conclut Rebecca Tielemans.

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