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Diego Aquilina (ex-CEO d'Integrale) condamné à rembourser ses rémunérations

L'ex-CEO d'Integrale, Diego Aquilina. ©Kristof Vadino

L'ancien patron de l'assureur vie liégeois doit rembourser quelque 2,8 millions d'euros versés par deux filiales de la compagnie.

Suite, mais peut-être pas encore fin du volet Diego Aquilina dans "l'affaire Nethys". Le site d'information L-Post annonce, ce jeudi, que le tribunal de l'entreprise de Liège a donné raison à Integrale dans le dossier qui l'opposait à son ancien CEO, débarqué de la compagnie d'assurances au printemps 2020.

Pour le tribunal de l'entreprise, la validation par la maison mère n'est pas valable parce que les deux filiales constituent des entités indépendantes.

L'objet du litige est l'enveloppe de 2,8 millions d'euros versée à Diego Aquilina par la filiale IIM (immobilier) et la filiale de services ISS (audit, actuariat) d'Integrale. Ces rémunérations avaient été validées par le conseil d'administration d'Integrale, par sa maison mère et par les assemblées générales.

Pour le tribunal de l'entreprise, la validation par la maison mère n'est pas valable parce que les deux filiales constituent des entités indépendantes. Les rémunérations auraient dû être validées par les conseils d'administration de la filiale immobilière et de la filiale de services.

Diego Aquilina avait par ailleurs touché 4.440.747 d'euros au titre d'indemnités de rétention. Un joli montant censé compenser la chute des émoluments de l'assureur à la suite du décret wallon sur la gouvernance de 2018, qui plafonne les salaires des dirigeants d'entreprises détenues par les provinces et les communes de la région à 260.000 euros par an.

Le CEO de Nethys, Renaud Witmeur, souligne par le biais de sa porte-parole que le jugement du tribunal de l'entreprise de Liège n'est pas définitif et que Diego Aquilina peut décider d'interjeter appel.

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