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Edebex ambitionne une croissance à trois chiffres cette année

David Van der Looven, cofondateur d'Edebex, se dit "à l'aise" avec les objectifs ambitieux de son entreprise. ©doc

La fintech Edebex a profité de la pandémie pour ajuster son modèle et s'adresse aujourd'hui à des entreprises avec un chiffre d'affaires plus conséquent.

Malgré la pandémie, la fintech belge Edebex a enregistré une année 2020 dans le vert, avec une croissance de près de 10%. La start-up spécialisée dans le financement de factures peut cependant faire la fine bouche: depuis sa fondation en 2013, sa croissance avait été exponentielle. Alors qu'elle avait vendu pour cinq millions d'euros de factures l'année de son lancement, le total cumulé de celles-ci atteint aujourd'hui les 660 millions d'euros, soit une progression de 40%.

100 millions
d'euros
Dorénavant, Edebex s'adresse aux entreprises enregistrant un chiffre d'affaires allant jusqu'à 100 millions d'euros.

Pourtant, il n'y avait pas de quoi être rassuré alors que la pandémie éclatait. "Le confinement a fait baisser l'activité économique, cela fait moins de factures et ce n'est pas bon pour notre business", résume David Van der Looven, cofondateur d'Edebex. Dans une conjoncture amorphe, alors que les assureurs-crédits ont réduit la voilure et que les autorités publiques ont soutenu les petites sociétés, la fintech a été contrainte de se réinventer.

Les délais des débiteurs ont été allongés à 90 jours, comme la limite prévue par la loi, alors que certains d'entre eux craignaient de ne tout simplement plus être en mesure de payer en 2020. "On a fait en sorte d'accorder le maximum de temps aux débiteurs, tandis que les fournisseurs étaient directement payés", explique David Van der Looven.

Industrialisation du modèle

Alors qu'elle se concentrait essentiellement sur les TPE et PME, elle a fait le pari de se recentrer sur les entreprises de taille plus conséquente qui enregistrent un chiffre d'affaires de 5 à 100 millions d'euros. Celles-ci doivent s'engager à fournir un certain volume de factures sur une période courant de six mois à un an pour obtenir un tarif préférentiel.

Edbex ne vise pas moins qu'une croissance à trois chiffres cette année.

Ce tournant avait été entamé en 2019, quand la start-up a élaboré sa stratégie scale-up mettant en place une industrialisation du modèle et une plus grande efficacité du processus d'acceptation. "Nous avons alors construit une nouvelle niche de clients. Le fruit est maintenant tombé", se réjouit David Van der Looven.

Avec ces plus grosses structures à bord, Edebex entend continuer à monter en puissance. Elle ne vise pas moins qu'une croissance à trois chiffres cette année. "Je suis à l'aise avec ces objectifs", sourit David Van der Looven. "L'attraction de nos nouveaux services et la croissance sur les grands acteurs devraient nous permettre d'y arriver."

Pour ce faire, la fintech aura besoin de davantage de matière grise. Elle entend engager cinq à dix collaborateurs supplémentaires d'ici à la fin de l'année.

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