Est-il temps d'acheter des actions GBL?

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Hans D’Haese qui a repris sa casquette d’analyste financier après un passage de quelques années chez GBL recommande un achat de la valeur. Pour lui, le holding est au début d’une nouvelle ère.

Si au niveau du dividende, les actionnaires de GBL n’ont pas à se plaindre avec un rendement autour de 4% au cours des 10 dernières années, le bilan en Bourse s’avère moins emballant.

Certes comme le souligne Hans D’Haese, ex-responsable des relations investisseurs auprès du holding qui vient de remettre sa casquette d’analyste financier, le "return" total pour les actionnaires (évolution en Bourse+dividende) atteint 11,2% en moyenne par an depuis 2011 contre 7,7% seulement pour l’indice Stoxx 50.

Pâle figure

Par contre, si l’on met tout bonnement en regard la progression de l’action sur les dix dernières années avec celles de sociétés comparables, comme Ackermans & van Haaren et la Sofina , GBL fait pâle figure.

Pour le holding contrôlé conjointement par les familles Frère et Desmarais, le titre affiche un gain de 54% sur la dernière décennie alors que la performance atteint 179% pour le holding des Boël et 191% pour la société anversoise.

16 milliards d'euros

Mais la roue pourrait tourner pour GBL, qui se trouve "au début d’une nouvelle ère". La cession des dernières part dans Total annoncée il y a peu marque la fin de GBL en tant qu’acteur dans les secteurs de l’énergie et des "utilities", souligne Hans D’Haese.

Il rappelle que la nouvelle stratégie annoncée en 2012 vise à mieux diversifier le portefeuille et à mettre l’accent sur la croissance tout en renforçant sa résilience face à un retournement économique. L’objectif est également d’investir dans des actifs alternatifs. Ce changement de positionnement a entraîné une rotation du portefeuille évaluée à 16 milliards d’euros.

"L’investissement l’an dernier de 250 millions d’euros dans Upfield et l’offre récente sur Parques Reunidos entrent parfaitement dans la stratégie de GBL de renforcer sa présence dans des actifs non cotés", note l’analyste d'ING. Il reconnaît que l’exposition plus large au "private equity" risque de rendre les dividendes perçus plus volatiles, mais elle générera aussi des rendements plus élevés qui pourraient permettre de soutenir la croissance du coupon du holding.

Décote de 20 à 25%

Il recommande donc un achat de la valeur avec un objectif de cours de 95 euros comparé à une moyenne de 93,2 euros. Sur l’ensemble des analystes répertoriés par Bloomberg qui suivent la valeur, cinq conseillent un achat et quatre autres de la conserver.

Cet objectif de 95 euros implique une décote de 20 à 25% par rapport à la valeur intrinsèque. "Une amélioration de l’articulation de la stratégie, une présence plus marquée dans le ‘private equity’ combinée à une transparence concernant la valorisation de tels actifs pourraient conduire à une contraction de cette décote", conclut l’analyste.

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