Ethias prêt à explorer certains dossier dans la reprise d'Integrale

"Une reprise du portefeuille Certiflex pourrait être envisagée", a déclaré Philippe Lallemand, CEO d'Ethias ©BELGA

L'assureur Ethias n'entend pas reprendre Integrale mais se dit prêt à explorer certaines parties du dossier en évoquant le portefeuille Certiflex.

Au lendemain de la publication de ses résultats, l'assureur Ethias précise jeudi que s'il n'est pas candidat à la reprise d'Integrale, il reste ouvert à explorer certains pans du dossier. Ethias évoque notamment la reprise du portefeuille Certiflex qu'il gère déjà pour le compte du spécialiste des pensions complémentaires.

"Une reprise du portefeuille Certiflex pourrait être envisagée. Bien sûr, pas à n'importe quel prix", a déclaré Philippe Lallemand, le CEO d'Ethias. "Mais défendre les intérêts de nos clients et protéger leurs avoirs a toujours été notre priorité. En ce qui concerne le volet assurance de groupe, nous pouvons examiner avec les employeurs leur situation et, le cas échéant, leur proposer des solutions assurantielles ou de fonds de pension."

La longue recherche d'un repreneur

Integrale est spécialisé dans les assurances-groupes et compte environ 150.000 affiliés de quelque 5.000 entreprises. Un nouveau conseil d'administration a eu lieu mardi soir chez l'assureur liégeois. Les conseillers auraient pris acte d'un courrier de la Banque nationale de Belgique (BNB) dans lequel elle officialise sa décision de remplacer les actuels membres du CA et du comité de direction par un collège d'administrateurs provisoires.

L'assureur liégeois, détenu à 71% par le groupe Nethys, est depuis plusieurs mois à la recherche d'un repreneur afin de répondre aux normes de solvabilité européennes et aux exigences de la Banque nationale. La société doit notamment trouver 200 millions d'euros et son principal actionnaire, Nethys, refuse de la financer davantage.

Ethias, qui se dit aujourd'hui disponible pour aider Integrale, dévoilait mercredi avoir enregistré en 2020 un résultat net de 205 millions d'euros, en hausse de près de 8% par rapport à l'année précédente. L'impact de la crise sanitaire sur l'encaissement ayant été compensé par la baisse des sinistres due notamment au télétravail et à la météo clémente.

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