Euronext relève son offre sur la Bourse d'Oslo

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L'opérateur boursier paneuropéen n'avait jamais caché l'éventualité d'une offre révisée. C'est chose faire. Objectif: rester dans la course pour rafler la Bourse d'Oslo au Nasdaq.

Euronext ne lâche rien. L'opérateur boursier paneuropéen revoit à la hausse son offre sur la Bourse d'Oslo : 158 couronnes norvégiennes par action (plus de 16 euros) contre 145 NOK lors de la précédente offre. Cela représente une prime de 44% par rapport au cours de clôture avant l'annonce de la première offre.

Début du mois, Euronext avait déjà fait part de l'éventualité de rehausser son offre. À l'époque, le conseil de l'opérateur norvégien avait apporté son soutien à l'offre concurrente du Nasdaq. L'Américain propose 152 NOK par action.

Le montant total de l'offre d'Euronext passe ainsi de 625 millions d'euros à 695 millions d'euros, contre environ 673 millions d'euros proposés par le Nasdaq fin janvier. 

La période d'acceptation a aussi été étendue de quatre semaines jusqu'au 11 mars, lit-on dans un communiqué. "Euronext reste fortement engagé dans l'accomplissement de l'acquisition de l'Oslo Børs VPS."

"Nous croyons fermement qu'une combinaison avec Euronext procure à Oslo Børs VPS (holding de contrôle de la place norvégienne, NDLR) des avantages clairs et supérieurs par rapport à toute autre offre", a insisté Stéphane Boujnah, le directeur général d'Euronext, cité dans le communiqué.

Le Conseil ne change pas d'un iota

En relevant son offre, Euronext veut forcer le conseil de la Bourse norvégienne et le régulateur de prendre position en faveur de l'offre la plus valorisante pour Oslo Bors. Les représentants du conseil de Oslo Bors ont toutefois indiqué vouloir maintenir leur recommandation pour l'offre du Nasdaq. "Notre recommandation et celle du conseil d'administration reste inchangée concernant le bon propriétaire stratégique. Nous avons conduit une évaluation technique exhaustive à la fois d'Euronext et du Nasdaq. Je constate qu'Euronext n'est pas d'accord avec notre évaluation technique, nous en prenons acte", indique  la directrice de la place norvégienne, Bente Landsnes.

Le dernier mot pourrait revenir aux autorités norvégiennes dont l'aval est indispensable pour toute prise de participation supérieure à 10%. Le patron d'Euronext se dit confiant compte tenu du dialogue avec les autorités.

Euronext, qui lui affirme avoir reçu un soutien accru de 38% des actionnaires, estime que l'opération pourrait être réalisée "au cours du deuxième trimestre 2019".

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