Fidea bientôt à vendre?

©Fidea

Dans le giron du Chinois Anbang depuis 2015, l'assureur Fidea pourrait bien être le premier désinvestissement européen du groupe en pleine tempête. L'idée est en phase de réflexion.

Fidea va-t-il encore changer de mains? Le groupe chinois Anbang, également propriétaire en Belgique de la banque Nagelmackers, envisagerait en effet de céder l'assureur. Pour le groupe chinois en pleine tempête, cette opération serait le premier désinvestissement en Europe.

Le processus de vente ne serait toutefois qu'à ses balbutiements sans certitude d'aboutir, entend-on. Un lancement formel pourrait être décidé au plus tôt au 3e trimestre.

Et de trois

Si une vente était conclue, ce serait le troisième changement de propriétaire pour Fidea. Au lendemain de la crise bancaire, l'assureur faisait partie des entités amputées à KBC. Il était alors tombé dans le giron de JC Flowers avant d'être racheté en mai 2015 pour quelque 370 millions d'euros par Anbang.

Selon les données de Bloomberg, la consolidation du secteur européen de l'assurance se chiffre rien que pour cette année à 13 milliards de dollars. On se souviendra notamment de l'acquisition de Generali Belgique par le groupe Athora Holding (540 millions d'euros).

Évaluation en cours

L'assureur chinois est, lui, en pleine tourmente: son patron a été condamné à 18 ans de prison pour fraude. Quant au groupe, il a été nationalisé en juin dernier. L'état chinois, désormais détenteur de 98% du capital du numéro 3 local de l'assurance, a injecté du capital (9,2 milliards de dollars) et repris la gestion en main.

Quant au portefeuille européen de Anbang, il est donc aussi constitué de Nagelmackers et de Vivat aux Pays-Bas. Il nous revient que cette dernière a été dans un premier temps envisagée à la vente, mais Anbang s'est ravisé pour se tourner vers Fidea.

Dans le chef d'Anbang, on se limite à confirmer que la société poursuit son processus d'évaluation un par un de ses actifs d'outre-mer. Aucun agenda ni aucun plan spécifique n'est toutefois décidé. L'évaluation en vue d'une vente totale ou partielle des actifs a été décidée en février dernier. 

Pas plus de commentaires du côté de Fidea et du régulateur bancaire chinois, qui accompagne désormais l'équipe gouvernementale aux commandes du groupe. 

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