GBL accumule les munitions et co-investit dans Cepsa

Cepsa est la plus grande société pétrolière non cotée en Europe. ©REUTERS

La plupart des voyants sont au vert pour GBL, le holding des familles Frère et Desmarais. Le résultat net consolidé et les cash earnings sur les neuf premiers mois de l'année sont en augmentation, tout comme l'actif net réévalué. La société à portefeuilles s'est engagée à investir environ 100 millions d'euros dans Cepsa.

GBL a publié ce jeudi après Bourse ses résultats au 30 septembre 2019. Son actif net réévalué a augmenté de près de 19% depuis fin 2018, pour atteindre 19,2 milliards d'euros. Son résultat net consolidé sur les 9 premiers mois de l'année se monte à 571 millions d'euros, 23% de plus que celui réalisé sur la même période en 2018. Et les cash earnings, élément-clé pour un holding, font, eux, un bond de 47% pour atteindre 560 millions d'euros. "Cela s'explique en partie par un élément non récurrent, les remboursements de 107 millions d'euros effectués par les autorités fiscales françaises de retenues à la source sur des dividendes Engie et Total, explique Xavier Likin, directeur financier de GBL. De plus, cette évolution est aussi causée par la hausse des dividendes nets perçus sur la période, hausse qui est de 43 millions d'euros."

Une ombre au tableau, tout de même: le résultat net des entreprises associées et/ou consolidées et de Sienna Capital est en nette baisse, à 66 millions d'euros, contre 176 millions sur la même période en 2018. "Cela est dû à la baisse de la contribution d'Imerys et de Parques Reunidos" indique le directeur financier.

GBL dispose de 4,2 milliards d'euros de "munitions". "Clairement, cela nous donne la flexibilité nécessaire pour mettre en oeuvre notre programme de rachat d'actions propres, saisir de nouvelles opportunités et nous renforcer, le cas échéant, dans nos participations existantes."
Xavier Likin
Directeur financier de GBL

Cela n'empêche pas GBL d'afficher une situation financière particulièrement solide, avec un endettement très faible: l'endettement net est passé de 693 millions au 31 décembre 2018 à 538 millions au 30 septembre 2019, suite notamment aux désinvestissements dans adidas et Sienna Capital. Et le profil de liquidité du groupe continue à grimper: il dispose désormais de 4,2 milliards d'euros de "munitions" (compte tenu de sa trésorerie brute et du montant non tiré sur les lignes de crédit confirmées) contre 3,6 milliards à fin juin et 2,5 milliards fin 2018. "Clairement, cela nous donne la flexibilité nécessaire pour mettre en oeuvre notre programme de rachat d'actions propres, saisir de nouvelles opportunités et nous renforcer, le cas échéant, dans nos participations existantes", commente Xavier Likin.

100 millions d'euros dans Cepsa

On apprend aussi à la lecture du communiqué qu'au-delà des transactions connues - l'acquisition de Webhelp pour 800 millions d'euros, qui devrait être finalisée mi-novembre, l'offre publique d'acquisition sur les titres Parques Reunidos en vue d'un retrait de la cote ou l'émission pour 750 millions d'obligations échangeables en actions LafargeHolcim - GBL s'est également, via sa filiale Sienna Capital, engagé à co-investir 100 millions d'euros aux côtés de Carlyle dans Cepsa

Basée en Espagne, Cepsa est actif dans l'exploration et la production de pétrole et de gaz, le raffinage et la pétrochimie. Il ne faut pas voir dans cet investissement un revirement stratégique de GBL, qui s'est désinvesti du secteur énergétique en cédant ses participations historiques dans Total et Engie. "C'est un investissement plus opportuniste, avec un horizon d'investissement tout à fait différent" souligne Xavier Likin.

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