GBL dispose d'une force de frappe de 3,4 milliards d'euros

Gérard Lamarche, administrateur délégué de FBL, aux côtés de Ian Gallienne. ©David Plas

Malgré un premier trimestre plutôt actif, GBL reste à l’affût d’opportunités. Et il dispose d’une trésorerie de 3,4 milliards d’euros pour de nouvelles opérations.

Le premier semestre 2017 a été plutôt actif pour , le holding des familles Frère et Desmarais. Il y a eu les nouveaux investissements, pour un total de 579 millions d’euros, notamment dans Burberry, Ontex et Parques Reunidos. Il y a eu, aussi, la sortie d’Ergon de Golden Goose et plus récemement, de la biotech française Elitech, qui fabrique du matériel pour les diagnostics in vitro. Cette dernière opération, finalisée le 25 juillet, va générer une plus-value de 102 millions d’euros, a-t-on appris à l’occasion des résultats semestriels. Sienna Capital a aussi souscrit pour 150 millions d’euros au quatrième fonds de Kartesia.

"Des marchés boursiers hauts, avec de la volatilité, peuvent créer des opportunités."
Gérard Lamarche
administrateur délégué de GBL

Cela n’empêche pas GBL de rester, pour les mois à venir, à l’affût d’opportunités. "Des marchés boursiers hauts, avec de la volatilité, peuvent créer des opportunités, et nous disposons de 3,4 milliards d’euros de liquidités, si l’on additionne notre cash et les lignes de crédit non tirées", souligne Gérard Lamarche, administrateur délégué aux côtés de Ian Gallienne. Et le placement obligataire de 500 millions d’euros auquel GBL a procédé auprès d’investisseurs institutionnels – une première à destination de ce type d’investisseurs – a permis à GBL de faire passer la maturité moyenne de sa dette d’1,3 an à 3,5 ans. "C’est une opération opportuniste, les taux étant particulièrement bas actuellement" note l’administrateur délégué. Quant à l’endettement net du groupe, il reste très bas, à 150 millions d’euros.

18,6% de rendement total pour l’actionnaire

Sur les six premiers mois de 2017, GBL a vu son actif net progresser de 6,5%. Et sur les 12 derniers mois, le rendement total pour les actionnaires, qui additionne la progression du cours de bourse et les dividendes, s’élève à 18,6%. Les ‘cash earnings’, élément-clé pour un holding, sont en légère progression au premier semestre, à 359 millions. Et le résultat net consolidé atteint 474 millions d’euros, grâce principalement à la plus-value de 112 millions réalisée sur Golden Goose, contre une perte de 888 millions sur la même période un an plus tôt, suite à l’impairment qui avait été enregistré sur LafargeHolcim.

"Nous poursuivions notre diversification géographique et sectorielle. Et même si le désengagement de GBL d’Engie et Total devrait avoir un impact négatif sur les ‘cash earnings’ de l’ensemble de l’exercice 2017, nous voyons que la tendance est en train de se retourner avec nos nouveaux investissements, et nous sommes confiants quant à l’avenir", commente Gérard Lamarche. Le groupe prévoit dès lors un dividende 2017 au moins équivalent à celui relatif à l’exercice 2017.

Un nouveau CFO

A l’occasion de la présentation des semestriels, semestriels, GBL annonce aussi l’arrivée, le 1er août prochain, d’un nouveau CFO. Il s’agit de Xavier Likin, qui travaille pour le holding depuis dix ans, et était depuis 2012 contrôleur financier du groupe. "William Blomme, qui avait fait sa carrière chez Deloitte, nous avait rejoint comme CFO fin 2014 pour nous aider à faire la transition avec une équipe qui venait d’être recrutée. Il a accompli un super travail, et nous pouvons donc maintenant procéder au passage de témoin" explique Gérard Lamarche.

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