GBL veut grandir dans la gestion d'actifs

Ian Gallienne, CEO de GBL. ©Frédéric Pauwels / HUMA

Le holding des Frère-Desmarais entend diversifier sa plateforme d'investissement alternatif vers plus d'asset management. En vue? Des revenus plus récurrents.

Il y a un an quasi jour pour jour, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) l'officialisait: le monde entrait dans une vaste pandémie qui allait bouleverser l'ordre établi. Et demander "résilience et agilité", résume Ian Gallienne, CEO, à l'occasion de la présentation des résultats annuels de GBL .

La performance financière du holding des Frère-Desmarais en fut d'ailleurs "significativement impactée", avec un résultat net consolidé (-44,5%) et des cash earnings (-26,1%) en baisse entre 2019 et 2020, pour un actif net réévalué pour ainsi dire plat.

Une exception est toutefois à noter: Sienna Capital, la plateforme de gestion d’actifs alternatifs de GBL, a, elle, plutôt bien performé sur l'année écoulée, avec un actif net réévalué en hausse de quelque 41% à 2,5 milliards d'euros.

Bien, mais n'est-ce pas là que le fruit d'une stratégie établie jadis? Une ambition nouvelle a donc aussi germé dans la foulée. Crise oblige. La plateforme va désormais "se diversifier dans la gestion d’actifs pour compte de tiers, parallèlement au déploiement de son propre capital", a fait savoir GBL. Et ce, sur le modèle de ce qu'elle pouvait déjà entreprendre sous la bannière Ergon, du nom de son véhicule d'investissement en private equity fondé par Ian Gallienne et qui fonctionne désormais de manière indépendante.

"Une telle diversification devrait mener à une expansion progressive des revenus en sécurisant un flux récurrent de commissions de gestion."
Ian Gallienne
CEO de GBL

Objectif? "Mener à une expansion progressive des revenus en sécurisant un flux récurrent de commissions de gestion, tout en améliorant le levier opérationnel (qui définit la sensibilité du résultat d'une entreprise par rapport à son chiffre d'affaires, NDLR)", évoque-t-on du côté de l'avenue Marnix où l'on réfléchissait à ce développement "depuis longtemps".

Un premier exemple a déjà été donné à connaître courant du deuxième trimestre avec le lancement de Sienna Capital Opportunity Fund, où pourrait être logé une sorte de "best-of" des co-investissements actuels de Sienna. GBL s'y est engagé à hauteur de quelque 250 millions d'euros et devrait logiquement bientôt partir en quête d'investisseurs.

Demain, l'on pourrait imaginer que cette première initiative soit réitérée "dans l'immobilier" par exemple, indique Ian Gallienne, qui reste pour l'heure assez discret sur les contours exacts du projet. Un investor day ou capital market day sont envisagés par GBL plus tard dans l'année, si la situation sanitaire le permet. L'événement serait l'occasion d'annoncer plus de détails sur ce développement stratégique de Sienna Capital.

Globality

Au tournant de 2021, GBL s’est engagé à hauteur de 100 millions d'euros, via sa filiale Sienna Capital, dans Globality. Installée dans la Silicon Valley et fondée par Joel Hyatt, la société est la principale plateforme digitale basée sur l'intelligence artificielle pour la fourniture de services stratégiques tels que les appels d'offres, l’identification de prestataires, l’évaluation des réponses aux appels d’offres et le processus de création des cahiers des charges. L'investissement du holding des Frère-Desmarais, réalisé aux côtés du SoftBank Vision Fund, porterait le financement total de Globality à 310,3 millions de dollars depuis sa création il y a cinq ans.

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