Ageas, l'action favorite de 2021 bientôt au pied du mur

Pour ING, Ageas a sous-performé le secteur de l’assurance en 2020 avec un repli de 17,3%. ©AFP

L'action Ageas a déjà gagné 5% cette année et livrera ses résultats annuels le 24 février. Qu'en sera-t-il de ses prévisions pour 2021 et de l'évolution de son dividende? Tour d'horizon.

En décembre 2020, Ageas est apparue comme la valeur préférée de la Bourse de Bruxelles pour 2021 après un tour d’horizon effectué parmi les analystes financiers. Plusieurs éléments ont été mis en avant pour justifier ce choix: un bilan solide, une belle position de trésorerie, la croissance en extrême-orient et une faible valorisation.

"L’effet positif de la pandémie sur la fréquence des dossiers non-vie devrait commencer à s’essouffler."
Loïc De Smet
Analyste chez Kepler Cheuvreux

Comme le note Albert Ploegh d’ING ("acheter"; 46,3 euros), Ageas a sous-performé le secteur de l’assurance (-13,5% pour l’indice sectoriel) en 2020 avec un repli de 17,3%. Par contre, depuis le début de l’année, l’action a gagné près de 5%.

Dès le 24 février, on pourra déjà vérifier si les analystes ont eu le nez creux. Ce jour-là, le groupe d’assurance livrera ses résultats annuels. Lors de la publication de ses chiffres du troisième trimestre, Ageas avait réitéré ses prévisions d’un résultat compris dans une fourchette allant de 850 millions d’euros à 950 millions.

De son côté, Albert Ploegh table sur un chiffre de 843 millions d'euros, tandis que chez Kepler Cheuvreux ("réduire"; 40 euros), Loïc De Smet arrive à 858 millions d'euros. "L’effet positif de la pandémie sur la fréquence des dossiers non-vie devrait commencer à s’essouffler", prévient-il. Pour lui, la prudence reste de mise sur le titre dans un environnement de taux ultra bas.

Quid du dividende?

Comme pour toute valeur de rendement, l’attention des investisseurs sera focalisée sur les perspectives des dividendes à venir. Le matelas de liquidités et le ratio de solvabilité pourraient permettre une certaine croissance, admet l’analyste d’ING, mais les incertitudes liées au Covid-19 le rendent plutôt conservateur. Il anticipe donc un coupon inchangé par rapport à celui de 2019, soit 2,65 euros.

900 millions
euros
Albert Ploegh d'ING anticipe un bénéfice net de 900 millions d'euros en 2021.

Par contre, il verrait bien l’annonce du lancement d’un nouveau programme de rachat d’actions propres lors de la publication du bilan du 2e trimestre au mois d’août. "En se basant sur le cours actuel, le rendement du dividende s’élève à 5,7% et celui du rachat d’actions propres atteint 1,7% ce qui donne un return total attractif de 7,5% environ."

Pour 2021, les résultats du 1er semestre et ceux du 1er trimestre, en particulier, resteront influencés par la résurgence de la pandémie, estime Albert Ploegh ce qui complique la mise à jour de la guidance. Il existe de la marge pour relever les estimations actuelles (même fourchette que 2020), mais Ageas pourrait attendre l’été pour ce faire, note-t-il. Il table, lui, sur un bénéfice net de 900 millions d’euros.

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