L'assurance aura besoin du public pour couvrir les risques

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Lloyd's envisage un produit de réassurance censé protéger ses souscripteurs des impacts dévastateurs à long terme de catastrophes à grande échelle comme les pandémies.

Personne n'a vu venir la pandémie qui a frappé la planète depuis l'hiver dernier. Sûrement pas les compagnies d'assurance et de réassurance en tout cas. Ce type de risque n'était que très rarement couvert dans l'écrasante majorité des produits.

Alors que l'économie tente péniblement de redémarrer, Lloyd's of London, un des plus gros acteurs mondiaux du marché de la (ré)assurance, propose trois cadres pour "construire une future résilience", notamment en renforçant les partenariats entre le secteur privé et les autorités publiques.

"Ce type de collaboration est crucial pour l'avenir", estime John Neal, CEO de Lloyd's of London. "Prenez la magnitude des interventions gouvernementales depuis le début de la pandémie: elles atteignent 10 billions de dollars! Il n'est possible pour aucune industrie de couvrir des pertes pareilles", fait-il valoir.

Parmi les solutions proposées, Lloyd's envisage un Black Swan Re, un produit de réassurance censé protéger ses souscripteurs des impacts dévastateurs à long terme de catastrophes à grande échelle: pandémie, interruption de la chaîne de valeur, destruction d'infrastructures critiques.

Le risque demeure protéiforme, et Lloyd's met en garde contre le peu d'attention dont bénéficie le risque informatique. "Le cyber n'est couvert qu'à hauteur de 5 milliards de dollars au niveau mondial... C'est insuffisant! La menace est intangible et donc invisible", explique John Neal.

Pour affronter le monde de demain, l'industrie de l'assurance a besoin de se réinventer.

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