La belge Qover récolte 8 millions pour se développer en Europe

Au centre, Quentin Colmant et Jean Charles Velge de Qover. ©Frédéric Pauwels / Collectif H

Ils avaient déjà levé 7 millions d’euros, en deux temps, depuis le lancement de leur start-up en 2016. Quentin Colmant et Jean-Charles Velge (36 ans chacun), les cofondateurs de l’insurtech Qover, viennent de doubler la mise avec la levée de 8 millions d’euros supplémentaires.

Les huit millions d'euros levés par Qover proviennent de trois sources: Alven (un des principaux fonds français de capital-risque), Portag3 Ventures (le fonds fintech développé par Paul Desmarais III, la nouvelle génération du partenaire canadien d’Albert Frère) et enfin le fonds Anthemis, une référence en fintechs qui, précédemment, avait déjà injecté 5,5 millions d’euros dans Qover.

Tous ces financeurs de la fintech ont rejoint les business angels belges de la première heure, à savoir Belcube (Jean Zurstrassen, Grégoire de Streel, Harold Mechelynck et Thierry Pirson) et de Callataÿ & Wouters Ventures.

Scale-up en Europe

50.000
À ce stade, Qover revendique 50.000 assurés en Europe.

À quoi vont servir ces 8 millions d’euros additionnels? "Nous avons trois objectifs", répond Quentin Colmant. "Un, poursuivre notre phase de scale-up en Europe après les premiers gros contrats décrochés via Deliveroo pour qui nous servons huit pays. Deux, continuer à développer notre plateforme technologique et, enfin trois, recruter quelques talents clefs qui nous manquent encore." Qover emploie actuellement une trentaine de personnes dans ses bureaux du centre-ville bruxellois.

"Hacking insurance" est le slogan de la jeune firme. Son truc, c’est de découper les produits classiques d’assurance en sous-produits plus ciblés et de faire varier la durée de la couverture, à la demande.

Pour Deliveroo, par exemple, "nous assurons les coursiers lorsqu’ils sont loggés sur l’application Deliveroo et pour la durée de leur travail, puis pendant une heure après la déconnexion", situe Quentin Colmant. "Notre tarification se fait à l’heure. C’est notre technologie – et notre réactivité – qui permet ces possibilités."

Gamme de produits

Notre technologie nous permet de développer n’importe quel produit d’assurance digital en quatre à six semaines et ce, pour n’importe quel marché européen.
Jean-Charles Velge
Cofondateur de Qover

Qover conçoit des produits pour le compte de tiers, bien qu’elle ait récemment lancé un produit en direct (Nomad Assistance, une assurance voyage). L’insurtech travaille notamment pour Immoweb (assurances locataire et loyer garanti), Accountable (simplification comptable, financière et administrative pour indépendants), i-Lance (référencement et recrutement de freelances) ou encore Mozzeno (financements entre particuliers). Une assurance vélo devrait, notamment, sortir de ses serveurs un de ces quatre matins.

La start-up développe les produits et externalise la gestion des sinistres de même que les risques qui sont portés par d’autres assureurs (Lloyd’s of London ou Munich Re par exemple).

Intérêt des banques et assureurs

Qover espère aussi conclure prochainement avec tel ou tel gros acteur de la banque et de l’assurance. "Après nous avoir observés pendant trois ans, on constate que les grands noms de la banque et de l’assurance belges veulent à présent entrer dans la danse", résume Quentin Colmant.

"Mais nous sommes agnostiques, aussi bien sur le pays que sur le produit", prolonge son associé Jean-Charles Velge. "Notre technologie nous permet de développer n’importe quel produit d’assurance digital en quatre à six semaines et ce, pour n’importe quel marché européen."

Depuis la première heure, l’insurtech bruxelloise affiche de grosses ambitions européennes. Avec cette nouvelle levée de fonds, elle veut maintenant passer à l’action.

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