La "bad bank" de Fortis, une juteuse affaire

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Les procès intentés par Royal Parc Investments permettent d’engranger chaque année des revenus. Une aubaine pour ses actionnaires: L'Etat belge, BNP Paribas et Ageas.

Royal Parc Investments (RPI), la "bad bank" de Fortis, rapporte une coquette somme à ses actionnaires. C’est ce qui ressort du rapport annuel de la SFPI (Société fédérale de participations et d’investissement), le bras financier du gouvernement fédéral. RPI aura versé 60 millions d’euros au titre de l’exercice 2016, via un dividende et une réduction de capital.

Cette somme est partagée entre l’assureur Ageas (44,7%), lui aussi issu du démantèlement de Fortis, l’Etat belge (43,5%) et BNP Paribas (11,7%). L’an dernier, ces différents actionnaires avaient déjà perçu 58,5 millions d’euros.

Produits "toxiques"

RPI avait été mise sur pied par les trois parties en 2008, dans la foulée de la chute du bancassureur Fortis. L’idée était d’y héberger le portefeuille de produits structurés, dits "toxiques", de Fortis, destiné à être liquidité.

RPI a continué d’exister afin que puissent être traités les procès intentés depuis lors par la "bad bank". Ce sont ces affaires-là qui permettent à RPI d’engranger chaque année des revenus.

La SFPI elle-même a dégagé l’an dernier un bénéfice de 111 millions d’euros, en dépit d’une réduction de valeur de 17 millions d’euros sur Brussels Airlines.

Le gouvernement Michel reçoit de l’organisme un dividende stable de 20 millions d’euros.

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