La Chine nationalise le propriétaire de Fidea et Nagelmackers

©REUTERS

C'était dans l'air depuis quelques mois, c'est désormais une réalité: l'état chinois détient plus de 98% de l'assureur Anbang. De quoi tenter de maintenir à flots l'entreprise accusée de pratiques commerciales illégales.

Les intentions de l'Etat chinois étaient connues depuis plusieurs mois. Pour sauver Anbang, le troisième assureur chinois - présent en Belgique via les enseignes Nagelmackers et Fidea -, il allait injecter dans la société des milliards et reprendre en main la gestion du groupe. Selon le "Financial Times", c'est chose faite.

Un nouveau CEO pour Nagelmackers

Tim Rooney a été nommé à la tête de la banque Nagelmackers. Depuis la semaine dernière, il succède à Dashu Zhu qui avait pris les rênes de la banque au départ à la retraite de Piet Verbrugge au printemps 2016. Dashu Zhu a lui démissionné. 

Au curriculum vitae de Tim Rooney, on note une longue carrière bancaire qui est passée entre autres par Abbey National au Royaume-Uni,  Deutsche Bank, Genworth Mortgage Insurance et depuis 2015, Anbang.

 

Le Fonds chinois de garantie des assurances a annoncé ce vendredi détenir 98% des actions du groupe financier embourbé dans des accusations de pratiques commerciales illégales. Anbang est donc de fait nationalisé avec une intention à terme de revenir à une entreprise privée. Le Fonds s'est en effet déjà dit prêt à progressivement céder des actions Anbang. Reste la question de savoir qui sera prêt à investir dans une société connue pour la commercialisation de produits d'assurance risqués?

C'est le 23 février dernier que la Commission de régulation des assurances en Chine avait ordonné la mise sous tutelle du groupe par l'Etat. Des "pratiques commerciales illégales" avaient alors été mises à jour, nuisant gravement à la solvabilité de l'entreprise. Le fondateur de la compagnie d'assurance, Wu Xiaohui, avait lui été accusé d'avoir orchestré une fraude de 8 milliards d'euros. Il a été condamné mi-mai à 18 ans de prison.

Via cette nationalisation, la Chine espère renforcer la gestion des risques, assurer la liquidité et à maintenir la stabilité des activités.

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