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La faiblesse des taux inquiète Assuralia

Philippe Colle (Assuralia).

Pour Assuralia, la fédération du secteur des assurances, la faiblesse actuelle des taux d’intérêts est une réelle préoccupation. En effet, dans le cas des assurances-vie ayant un rendement garanti, plus le rendement réel à long terme est bas, plus il est difficile pour l’assureur d’assumer la garantie.

Le problème se pose surtout dans le cas des assurances collectives, pour lesquelles s’applique un minium légal de 3,25 % et 3,75 %. Comme ces assurances ont une durée très longue, l’argent doit nécessairement être réinvesti dans des produits tels que les obligations d’Etat, qui assurent à peine 3 % de rendement.

Quand il n’est plus possible de garantir les rendements et que les assureurs continuent à les payer, la solvabilité des entreprises est menacée. Une alternative serait que les employeurs fournissent la différence entre le rendement offert par l’assureur et le minimum légal. Mais, dans ce cas, le risque est transféré à l’employeur. "Assuralia prendra contact avec la CBFA et le gouvernement fédéral, une fois qu’il sera formé, pour trouver une solution acceptable par tous", explique Philippe Colle, administrateur-délégué d’Assuralia.

Le problème est moins grave dans le cas des assurances-vie individuelles contractées par les particuliers au bénéfice de proches. Dans ce cas, comme il est question d’un taux d’intérêt légal maximal et non minimal de 3,75 %, les assureurs peuvent ajuster le taux d’intérêt en fonction du marché. Par contre, pour les contrats déjà existants, pour lesquels les assureurs ont garanti un rendement jusque 4,75 %, un taux plus bas peut poser des problèmes. Assuralia soulèvera la question auprès de la CBFA.

 

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