La France ne va pas taxer son produit d'épargne numéro 1

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Alors que des rumeurs évoquaient la possibilité pour l'exécutif français de "revenir sur la fiscalité avantageuse" actuellement réservée au Livret A", le ministère de l'Economie a tenu à être clair sur la question en démentant tout projet de taxation.

Le Livret A, c'est le placement le plus répandu en France. Avec 62 millions de comptes, il bénéficie d'un traitement attractif, malgré un niveau de rémunération à son plus bas historique (0,75%). Les intérêts qu'il génère se sont pas imposables et les fonds qui y sont placés peuvent être retirés à tout moment.

Selon le Journal du Dimanche, qui ne cite pas ses sources, le gouvernement réfléchirait "à revenir sur la fiscalité avantageuse" du Livret A. Mais, en pleine visite des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a dit clairement les choses: "il n'y aura aucune taxe sur le Livret A".

L'hebdomadaire dominical, qui publie également une interview du ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin, indique qu'une telle décision serait prise "au nom des impératifs budgétaires". "Il n'a jamais été question de remettre en cause le régime social et fiscal du livret A" et "le projet de loi de finances pour 2018 n'inclura donc aucune mesure en ce sens", indique l'équipe de Gérald Darmanin dans un communiqué, en précisant "qu'aucune question n'a été posée sur ce sujet lors de l'entretien du ministre Gérald Darmanin avec le JDD".

Le sujet est sensible. Il faut dire que ce produit d'épargne liquide et défiscalisé dont la collecte contribue au financement du logement social, est particulièrement prisé par les Français. Le gouvernement a ainsi précisé que "les réflexions évoquées sont conduites dans le cadre du Conseil des prélèvements obligatoires, une instance de réflexion libre et indépendante rattachée à la Cour des comptes", dont les travaux "éclairent mais n'engagent pas le gouvernement".

Pour rappel, Emmanuel Macron, pendant la campagne, s'était engagé à appliquer une taxe forfaitaire de 30% sur l'ensemble des revenus du capital mobilier, appelée "flat tax", mais en assurant que les Livret A et les contrats d'assurance vie ne seraient pas concernés par cette mesure.

1,75 milliard €
Ce produit financier, qui sert notamment à financer le logement social, a achevé 2016 sur une collecte nette de 1,75 milliard d'euros après avoir terminé 2014 et 2015 dans le rouge, à la faveur d'une baisse généralisée des taux et de l'effritement du rendement d'autres placements, comme l'assurance-vie.

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