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La vente directe d'assurances doit encore décoller

L'assurance automobile est un des produits les plus écoulés en vente numérique directe auprès des particuliers. ©AFP

Le courtage reste le moyen de vente favori des Belges pour leurs assurances, mais la vente électronique directe est amenée à se développer.

Les derniers chiffres diffusés par Assuralia étaient clairs: dans le secteur belge de l'assurance, le courtage a encore de beaux jours devant lui. En 2019, les courtiers vendaient un peu plus de la moitié des produits d'assurance. Cette même année, le commerce électronique, soit la souscription d’une assurance par internet sans l’intervention d’un intermédiaire, ne représentait, quant à elle, que 0,2% de parts de marché.

+7%
La croissance de la demande pour les produits d'assurance automobile s'élevait à 7% l'an passé chez Corona Direct.

Cette proportion famélique ne peut qu'être amenée à évoluer. En 2020, en raison des mesures de confinement consécutives à la pandémie, les usages des consommateurs ont été transformés. Un constat que l'on peut déjà faire dans le monde bancaire, mais dont l'assurance n'est pas épargnée, selon les données de Corona Direct, un des principaux assureurs directs du pays.

Forte hausse en 2020

"L'année passée, nous avons constaté une croissance de 7% des demandes pour nos produits d'assurance automobile", indique Els Blaton, CEO de Corona Direct. Dans le même temps, le marché se contractait de 20%. "De la même manière, 73% des nouvelles polices automobiles ont été souscrites via une demande en ligne", ajoute-t-elle.

"Pour ce qui concerne les particuliers, quelque 80% des produits d'assurance pourraient être vendus directement en ligne avec la transparence nécessaire."
Els Blaton
CEO Corona Direct

La tendance est également observée dans les autres produits de l'assureur direct, puisque le nombre de demandes online relatives à l'assurance incendie a bondi de 20% et celui pour l'assurance pour chiens de 45%. Le fait qu'une grosse partie de la publicité s'effectue via les réseaux sociaux peut aussi expliquer la progression des ventes numériques.

Déclin du téléphone

Alors que, depuis près de cinquante ans, le téléphone constituait le principal canal d'acquisition pour Corona Direct, son rôle décline inexorablement. Celui-ci ne représente plus que 27% des conclusions de contrat. Même pour ce qui concerne l'assistance, le téléphone voit son utilité progressivement entamée par les chatbots.

L'intermédiation humaine se retrouverait-elle mise en péril dans le secteur? "La souscription par téléphone est voué à disparaître à terme, mais il faudra toujours un contact humain", estime Els Blaton. "Pour ce qui concerne les particuliers, quelque 80% des produits d'assurance pourraient être vendus directement en ligne avec la transparence nécessaire, mais certains clients demanderont toujours une expertise humaine."

Les courtiers gardent un gros avantage sur le terrain, ce qui ne devrait pas obérer le développement de la vente numérique directe à moyen terme. "Au final, ce sera toujours le client lui-même qui exprimera sa préférénce", conclut Els Blaton.

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