Le deuxième fonds Smartfin collecte 200 millions d'euros

Les 5 fondateurs de Smartfin Capital: Thomas Depuydt, Jurgen Ingels, Bert Baeck, Bart Luyten et Simon Dewaele.

Les capitaux levés par le deuxième fonds technologique de Smartfin Capital sont beaucoup plus élevés qu’attendu. Un premier investissement devrait intervenir d’ici fin 2020.

Au compteur de Smartfin II à la clôture de la levée de capitaux: 200 millions d’euros, soit 50 millions de plus que l’objectif de ses fondateurs, Jurgen Ingels, Bart Luyten, Thomas Depuydt, Bert Baeck et Simon Dewaele. 20 à 30 millions d’euros pourraient même s’y ajouter si les actionnaires y consentent.

Ce succès s’explique sans doute par les performances du premier fonds qui affiche (provisoirement) un return de 28%. Smartfin I a ramassé le gros lot en vendant Newtec pour 250 millions d’euros au groupe de Singapour ST Engineering. Et une de ses participations, Unified Post, spécialisée dans la gestion de documents numériques, prévoit son entrée en Bourse après Pâques.

150 millions €
Le capital de ce second fonds se répartit en 50 millions pour les groupes institutionnels et 150 millions pour les entrepreneurs familiaux.

Dans l’actionnariat de Smartfin II, on retrouve donc très logiquement, à hauteur de 115 millions d’euros, des investisseurs du premier fonds, dont Jan Toye (ex-Palm), Jos Sluys (ex-Arinso) et Jan De Clerck (Domo Investment Group). Le capital de ce second fonds se répartit en 50 millions d’euros pour les groupes institutionnels et 150 millions pour les entrepreneurs familiaux: parmi les premiers, le Belgian Growth Fund (25 millions); chez les seconds, Jonas Dhaenens, le fondateur de la licorne belge Combell.

Smartfin a déjà en ligne de mire trois entreprises belges et une turque. "Nous pourrions effectuer un premier investissement avant la fin de l’année", annonce le cofondateur et associé Jurgen Ingels.

La stratégie du fonds repose sur un modèle qui monte en puissance: la conclusion de joint-ventures entre des scale-ups et des valeurs sûres de l’économie traditionnelle. Les premières apportent la technologie, les secondes les accès aux marchés.

"Le revers de la médaille: les entreprises les plus attrayantes font l’objet d’une surenchère. Nous sommes convaincus que les ratios de valorisation vont baisser un jour."
Jurgen Ingels

Cette évolution, couplée à la volonté des start-ups belges de s’internationaliser rapidement, exige des investisseurs d’apporter davantage de fonds. Les montants moyens collectés lors des premier, deuxième et troisième tours de table des start-ups européennes ont été multipliés par 2 ou 3 en cinq ans à peine.

La collecte de fonds de Smartfin II n’en a pas moins été très facile, souligne son cofondateur Bart Luyten. "Le revers de la médaille: les entreprises les plus attrayantes font l’objet d’une surenchère. Nous sommes convaincus que les ratios de valorisation vont baisser un jour, confie tout de même le pionnier fintech. Tout pourrait même s’affaisser à la manière d’un pudding, comme à la fin des années 1990 ou en 2008-2010."

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