Les courtiers représentent la moitié du marché de l'assurance

Patrick Cauwert, porte-parole des courtiers francophones, peut avoir le sourire. ©Aude Vanlathem

Les Belges conservent leur confiance en leurs courtiers. Ceux-ci constituent toujours le principal canal de distribution des polices d'assurance, encore davantage en non-vie.

La Belgique est un pays de courtiers, et les derniers chiffres d'Assuralia le confirment une nouvelle fois. En 2019, un peu plus de la moitié (50,4%) des produits d'assurance ont été vendus et gérés par des courtiers. Ceux-ci devancent les agents exclusifs et bancassureurs (29,4%) et les assureurs directs (20,2%).

28,9
milliards d'euros
Les encaissements en vie et non-vie ont atteint 28,9 milliards d'euros en 2019.

Les courtiers sont particulièrement populaires pour les produits non-vie, segment dans lequel ils accaparent 61,1% de parts de marché. En assurance vie, ils représentent 42,2% du marché, ce qui leur donne également la première place devant les agents exclusifs et bancassureurs qui constituaient encore le premier canal de distribution en 2016.

Globalement, les primes ont davantage augmenté que l'inflation en 2019, ce qui se traduit par une année de croissance pour le secteur de l'assurance. Au total, tous ces canaux de distribution ont généré un chiffre d'affaires de quelque 28,9 milliards d'euros, une progression de 3% par rapport à 2018. Pour les courtiers, la hausse représente 556,9 millions d'euros.

"Cela prouve que les Belges attachent beaucoup d’importance à l’expertise, à l’indépendance et à la proximité du courtier", estime Patrick Cauwert, porte-parole des courtiers francophones (Feprabel).

Virage numérique

Une affirmation que les courtiers appuient avec un chiffre : le commerce électronique, soit la souscription d’une assurance par internet sans l’intervention d’un intermédiaire, ne représentait que 0,2% de parts de marché en 2019.

"Les courtiers en assurances sont eux-mêmes des entrepreneurs et connaissent parfaitement les risques d’un indépendant ou d’une PME. Ils parlent le même langage."
Patrick Cauwert
Porte-parole des courtiers francophones

Les travailleurs indépendants semblent apprécier le service des courtiers, puisque près de trois quarts d'entre eux y ont recours pour leurs produits non-vie. "Cela ne m’étonne pas. Les courtiers en assurances sont eux-mêmes des entrepreneurs et connaissent parfaitement les risques d’un indépendant ou d’une PME. Ils parlent le même langage", commente Patrick Cauwert.

Dans le contexte de la pandémie, les courtiers ont également pris le virage numérique. Ils sont de plus en plus nombreux à proposer à leurs clients de consulter leur portefeuille de polices, de suivre un dossier de sinistre ou de déclarer un accident en ligne. Une tendance qui ne doit pas faire oublier que le contact humain demeure primordial dans le secteur, "surtout aux moments-clés pour des conseils personnalisés et en cas de sinistre où le courtier est aux côtés de l'assuré pour le rassurer".

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés