MyMicroInvest lance un fonds à impact durable

©Kristof Vadino

José Zurstrassen lance un deuxième fonds de marque "Inventures", qui sera géré par MyMicroInvest.

José Zurstrassen et ses lieutenants actifs dans la plateforme de financement participatif MyMicroInvest ont un réservoir à idées qui semble inépuisable. Ce jeudi, ils lancent un nouveau fonds d’investissement dont la principale caractéristique est d’avoir fait siens les objectifs de développement durable (ODD) définis par les Nation unies. Une première dans le domaine des fonds. Ils proposent aux investisseurs privés de lever 50 à 100 millions d’euros au sein d’Inventures II, qui comme son nom l’indique succède à Inventures I. Créé en 2011, le premier fonds lié à la plateforme de crowdfunding avait déjà inscrit des objectifs sociétaux sur sa carte de route. Il avait récolté 15 millions d’euros, qu’il avait investis dans quinze entreprises à haut potentiel.

Mais le concept à la base du nouveau fonds va plus loin: ses pères ont sélectionné cinq des objectifs de développement durable:

• la santé et le bien-être,
• l’éducation de qualité,
• l’énergie propre et abordable,
• le travail décent,
• les villes et communautés durables.

Parmi les dix-sept objectifs mondiaux couvrant l’ensemble des enjeux de développement durable, ils ont jugé ceux-ci les plus pertinents pour l’Europe et, en particulier, le Benelux, zones géographiques prioritaires pour ce projet.

Intelligence, innovation, emploi et durabilité

50-100 millions €
Les fondateurs d’Inventures II veulent récolter entre 50 et 100 millions d’euros, soit une forte montée en puissance par rapport à Inventures I (15 millions).

Ils cibleront les start-ups et les PME débutantes à haut impact sociétal. "Des PME intelligentes, innovantes et créatrices d’emplois durables", affirment-ils. Quelque 75% des entreprises participées "atteindront leurs objectifs en matière d’impact sur les ODD et généreront de nouveaux emplois", se promettent-ils. Pour les emplois, ils se sont fixé comme "target" minimale que les entreprises participées créent au moins 350 postes de travail.

Concrètement, Inventures II sera géré par l’équipe de MyMicroInvest. Il investira dans quelque 35 entreprises, qui seront également proposées en crowdfunding sur la plateforme MyMicroInvest. Comme son prédécesseur, le fonds agira dans une politique de co-investissement aux côtés des crowdfunders, histoire de combiner les forces du "financement par la foule" et celles des investisseurs professionnels.

Conditions

15%
Les fondateurs visent un taux de rendement interne de 15%.

Les fondateurs visent un taux de rendement interne de 15%. La période de souscription s’ouvre aujourd’hui et est prévue pour couvrir toute l’année 2017. La durée de vie du fonds sera de dix ans.

La mise minimale sera de 100.000 euros. La commission de gestion perçue par MMI sera de 2,5% par an durant les cinq premières années, puis de 2%.

Soirée "investisseurs"

"Inventures II est la solution que nous proposons aux investisseurs voulant devenir partie prenante de cette entreprise collective visant à construire un monde plus durable, souligne Olivier de Duve, l’administrateur-délégué d’Inventures. Ce fonds d’investissement à impact sociétal est conçu comme un partenariat multi-acteurs’: publics, privés, académiques qui mobilisent et partagent les connaissances, l’expertise, la technologie et les ressources financières, pour soutenir la réalisation des objectifs de développement durable avec la caractéristique novatrice qu’il inclut aussi les citoyens."

José Zurstrassen, l’homme d’affaires Philippe Haspeslagh, qui étaient déjà de l’aventure d’Inventures I, et d’autres personnalités de la finance et de l’industrie belge ont d’ores et déjà manifesté leur souhait de participer à la nouvelle levée de capitaux.

Inventures II sera présenté ce soir à un joli parterre d’investisseurs lors d’une grand-messe du crowdfunding organisée à Gand par MyMicroInvest. On attend quelque cinq cents personnes. La plateforme en profitera pour fêter son cinquième anniversaire en présence du vice-Premier ministre et ministre de l’Agenda digital Alexander De Croo, signataire des ODD pour la Belgique.

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