Nasdaq renonce à la Bourse d'Oslo

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L'opérateur boursier américain Nasdaq retire son offre sur la Bourse norvégienne. Désormais Euronext reste seul en piste pour une reprise de Oslo Bors VPS.

Fin de la partie pour Nasdaq dans sa quête pour la Bourse d'Oslo. Mi-mai, Euronext, qui était également en lice pour ravir la Bourse norvégienne, avait obtenu le feu vert du ministère des Finances pour obtenir 100% des parts. Se déclarant déçue, la direction du Nasdaq avait toutefois indiqué étudier toutes les options.

Aujourd'hui, Nasdaq affirme retirer son offre, laissant Euronext comme seul et unique candidat repreneur. "Cette décision a été prise parce que, dans les conditions actuelles, la condition d'acceptation minimale pour la réalisation de l'offre ne peut être remplie", a expliqué la filiale nordique du groupe américain dans un communiqué.

La Bourse d'Oslo est donc la seule bourse échappant à l'emprise du Nasdaq dans les pays nordiques et baltes.

Tous deux offraient 158 couronnes norvégiennes par action de la Bourse d'Oslo, de quoi valoriser l'opérateur à quelque 6,8 milliards de couronnes norvégiennes (698 millions d'euros). Mais l'aval du gouvernement norvégien était indispensable.

Celui-ci a rejeté les arguments du Nasdaq. Il avançait que la reprise ne pourrait avoir lieu que si deux tiers des parts avaient été obtenus. Cet argument aurait pu bloquer la transaction d'Euronext. Le Nasdaq avait en effet obtenu le soutien de 35% des actionnaires.

Dans un communiqué, Nasdaq a précisé qu'il libérait de leurs engagements les actionnaires qui avaient soutenu son offre, dont la banque norvégienne DNB, premier actionnaire de la Bourse d'Oslo avec une participation proche de 20%.

Bouclage fin juin

Gérant déjà les places boursières de Paris, Bruxelles, Amsterdam, Lisbonne et Dublin, Euronext répète son ambition de boucler le rachat d'ici à la fin juin. Ses actionnaires avaient approuvé ce projet d'acquisition à l'unanimité le 16 mai. 

"L'offre actuelle d'Euronext pour acquérir jusqu'à 100% d'Oslo Børs VPS court jusqu'au 31 mai", rappelle le groupe. L'opérateur européen avait ouvert le bal juste avant Noël en reprenant les parts mises en vente par des actionnaires minoritaires et en déposant une offre sur l'intégralité du groupe.Prises au dépourvu par cette opération dont elles n'avaient pas été informées à l'avance, les instances dirigeantes de la Bourse d'Oslo s'étaient mises en quête en janvier d'autres repreneurs éventuels, déclenchant ainsi une contre-offensive du Nasdaq.

Dans les premiers échanges, le titre Euronext gagnait 0,23% à la Bourse de Paris, sous-performant légèrement l'indice regroupant les valeurs européennes liées aux services financiers.

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