interview

Pierre Hermant, CEO de finance.brussels: "On ne ferme pas la porte à de nouveaux actionnaires"

Pierre Hermant, CEO de finance.brussels. ©Frédéric Pauwels / HUMA

Une seconde levée de fonds privés est prévue dans 2 à 3 ans pour finance.brussels. À la clé? Un rendement "entre 4 et 7%, avec de l'impact local" pour les investisseurs.

Le 16 décembre prochain, date d'entérinement de leur engagement, les actionnaires nouveaux et historiques de finance.brussels se verront obligés de libérer 25% du montant d'ores et déjà promis. Et ce, en raison de l'application du nouveau code des sociétés et des associations, indique Pierre Hermant.

Résultat, l'invest bruxellois se retrouvera du jour au lendemain avec un joli trésor de guerre, certes, mais qui ne sera pas rentable les premiers mois. C'est là l'élément fondamental qui explique pourquoi le patron n'a pas cherché à lever plus du côté du privé, "alors qu'on aurait pu le faire sans problème".

Pour autant, il est déjà clair à ce stade qu'un second tour de table suivra, en associant, pourquoi pas, des family offices par exemple. "On ne ferme pas la porte à de nouveaux actionnaires", confirme Denis Knoops.

L'opération pourrait intervenir dans un délai de 24 à 36 mois, entend-on. Objectif? Compléter le panel d'expertises réunies à ce stade, en allant chercher, par exemple, un acteur du monde des télécoms ou actif dans le "smart building".

Impact local

À la clé? Une rentabilité offerte "entre 4 et 7%, avec de l'impact sur l'économie bruxelloise", avance Pierre Hermant.

"On offre à nos investisseurs un rendement entre 4 et 7%, avec de l'impact sur l'économie bruxelloise."

C'est d'ailleurs ce qui a attiré un acteur comme Vivaqua, monté à bord via son fonds de pension Hydralis, par exemple. En effet, ledit fonds est obligé (par la FSMA) d'atteindre un rendement minimal de 4% par an. En cas d'échec, il incombe à l'intercommunale de compenser. Ce qui, par le passé (en 2018), a pu plomber les comptes, de même qu'agiter le spectre d'une hausse des prix de l'eau en résultante.

Ici, le producteur et distributeur d’eau potable peut arguer, si la situation venait à se représenter, qu'il cherche sa rentabilité dans le soutien à l'écosystème local qui l'entoure, et non plus sur les seuls marchés financiers – rendant possible d'atteindre l'objectif annuel.

Du reste, pour un acteur tel que Solvay, il s'agit là de témoigner de l'ancrage "durablement" bruxellois du groupe, devenu international au fil des années, de même que d'apporter son soutien à l'innovation, à l'image du lancement de la création de son "innovation campus" dans la capitale. En ce sens, il est fort à parier que des start-ups financées par l'invest bruxellois puissent s'installer sur place à terme, circule-t-il.

Enfin, pour les autres actionnaires, le gain de notoriété auprès de prospects est évidemment un plus. Quand, pour Partena plus spécifiquement, ce soutien fait sens dans la volonté de la société de se positionner de plus en plus sur le conseil en entreprise, et ce, auprès des mêmes segments que ceux de finance.brussels que sont les start-ups, les scale-ups et les PME.

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