Ping An n'a plus de représentant au conseil d'Ageas

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Même si l’AG d’Ageas se déroulait aux cinémas UGC De Brouckère, elle réservait peu de suspense. Seul coup de théâtre: le non-renouvellement du mandat du représentant de Ping An.

Le renouvellement du mandat de Shaoliang Jin, qui figurait à l’agenda, n’a finalement pas été soumis au vote. "Depuis la publication de cet agenda, Shaoliang Jin nous a demandé d’accepter le non-renouvellement de son mandat pour raison personnelle, a expliqué Jozef De Mey, le président du conseil d’administration. Il est déjà sous forte pression avec ses responsabilités chez Ping An."

Le principal actionnaire d’Ageas, avec 4,8% des actions, n’a donc plus de représentant au conseil, en tout cas jusqu’à la prochaine assemblée, lors de laquelle il proposera vraisemblablement un nouveau nom.

Les actionnaires votants, qui représentaient 31,28% du capital, ont par contre dû se prononcer sur la nomination de deux nouveaux administrateurs, la Belgo-canadienne Jane Murphy, et le Britannique Steve Broughton, ainsi que sur le renouvellement du mandat de Bart De Smet, le CEO. Ces trois points ont rallié plus de 99% des suffrages.

Ageas avait prévu de présenter un troisième nouvel administrateur, puisque trois membres du conseil avaient annoncé leur départ avant le représentant de Ping An. Il s’agissait d’une femme, qui a finalement refusé pour "raisons personnelles et imprévues au terme du processus de sélection", a expliqué Jozef De Mey. Le conseil d’Ageas compte dès lors désormais 9 membres au lieu de 11.

Des salaires en hausse

Pour le reste, même si l’assemblée a duré près de quatre heures, vu les nombreuses questions, elle s’est révélée très sereine, loin des réunions d’actionnaires houleuses auxquelles l’ex-Fortis nous avait habitués.

Même la hausse de la rémunération du président (de 60.000 à 90.000 euros par an) n’a pas soulevé de question. Celles du CEO Bart De Smet et du CRO Kurt De Schepper ont suscité plusieurs interventions, mais modérées, et les actionnaires ne pouvaient pas s’y opposer directement.

Il faut dire qu’Ageas avait une série d’atouts dans sa manche pour séduire les actionnaires: le paiement d’un dividende d’1,2 euro par action, en hausse de 50% par rapport à l’an dernier, ainsi que la mise en évidence des bons chiffres 2012, et de l’ampleur du chemin parcouru dans la gestion des dossiers hérités du passé.

Ageas a toutefois dû répéter à plusieurs reprises à ses actionnaires qu’il était dans l’incapacité de chiffrer le risque potentiel que représentent les actions judiciaires en cours contre l’ex-Fortis.

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