PORTRAIT Bruno Colmant, le lien entre l'entreprise et l'académique

Bruno Colmant (©Thierry du Bois) ©Thierry du Bois

En passant à mi-temps chez Ageas, en tant que consultant externe, Bruno Colmant vient de signifier son envie de faire de la place pour ses activités académiques et de consultant. Professeur dans de nombreuses universités en Belgique et à l’étranger, il vient de décrocher la présidence du CFA Society, une association qui promeut la certification Chartered Financial Analyst. Toutefois, pas question pour lui de renoncer au monde de l’entreprise dans lequel il est très impliqué, notamment comme administrateur (Alcopa, Brederode, Vlerick).

"Notre économie est en profond bouleversement. J’essaie de faire le lien entre l’entreprise et l’académique. Je travaille, donne des cours et écris des livres pour partager cette expérience", explique-t-il. Il vient d’ailleurs de publier son quarantième livre, intitulé "Des temps provisoires, une année imprécise". "Dans le domaine financier, depuis le krach, il n’est plus possible de mener des missions au long cours comme avant. Il faut désormais accomplir des projets", précise-t-il.

Chez Ageas, justement, il était prévu que le "projet" à temps plein dure 2 ans. "J’avais été un spectateur de la crise boursière. Au moment de la débâcle de Fortis, j’ai voulu être un acteur de sa reconstruction. En accord avec le CEO, le projet était de travailler d’arrache-pied pendant deux ans pour clarifier et résoudre les problèmes financiers et juridiques du passé", indique-t-il. Il se dit heureux de ce qui a été accompli car beaucoup a été résolu positivement. "Ce fut harassant mais les analystes ne posent presque plus de question sur l’héritage du passé de Fortis. Alors qu’il y a deux ans, certains s’interrogeaient sur l’avenir de l’entreprise". Il continuera, en tant que consultant externe, "à régler les problèmes financiers et à jouer un rôle de chef économiste".

Avant Ageas, il a dirigé pendant deux ans la Bourse de Bruxelles. "Mon objectif prioritaire était l’intégration de celle-ci dans NYSE Euronext, ce qui fut accompli". Il a aussi été chef de cabinet du ministre des Finances pendant un an. "Ma carrière a été linéaire chez ING jusqu’à ce que j’arrive chez Didier Reynders. Ce fut un tournant imprévu mais c’est un appel qu’on ne refuse pas et que je n’ai jamais regretté".

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