analyse

Trois facteurs pour redonner confiance en Ageas & Co sur les marchés

Pour Berenberg, qui a passé 18 assureurs européens au crible, le secteur reste très attractif. ©Photo News

Depuis le plus bas de mars, l’indice sectoriel européen de l’assurance a rebondi de 38%, mais il affiche toujours un repli de 22% depuis janvier. Pourtant, le secteur reste très attractif affirme Berenberg.

Dans une volumineuse étude (250 pages!), la banque privée Berenberg a entamé le suivi de 18 assureurs européens, dont Ageas . Levons le suspens immédiatement: le groupe belge ne fait pas partie des préférées des cinq auteurs de l’étude. Mais elle ne démérite pas avec une recommandation à "conserver" et un objectif de cours de 45,9 euros, ce qui représente, tout de même, un potentiel de croissance de 45%.

Le crible des dividendes

La croissance rentable sous la forme de distribution de dividendes a été retenue comme angle d’attaque par la banque pour passer au crible le secteur. "La crise du Covid-19 a confirmé que les investisseurs achètent ce type d’actions pour les dividendes: deux tiers des assureurs qui ont payé un dividende final pour l’exercice 2019 ont surperformé l’indice sectoriel", ont-ils constaté.

"Deux tiers des assureurs qui ont payé un dividende final pour l’exercice 2019 ont surperformé l’indice sectoriel."
Berenberg

Aucune valeur, parmi les 18 étudiées, ne se voit affublée d’un conseil de vente. Les analystes estiment globalement que le secteur reste très attractif et que le marché ne s’en rend pas encore compte. L’indice SXIP European insurance a grimpé de 38% depuis le plus bas du 18 mars, mais il affiche toujours un repli de 22% depuis le début de l’année

Pour restaurer la confiance

Ils pointent trois éléments qui, selon eux, vont restaurer la confiance dans le secteur.

1. La demande du régulateur de suspendre la distribution des dividendes devrait être levée en octobre prochain, estiment-ils. Cela pourra donner lieu à des coupons spéciaux, des rachats (d’actions, NDLR) ou des dividendes majorés pour 2020.

2. La crise du Covid-19 a engendré une augmentation des prix tant attendue, principalement dans la réassurance, mais aussi dans les risques commerciaux.

70 milliards
de dollars
Selon Berenberg, le total des demandes de sinistres liées à la pandémie se situera entre 50 et 70 milliards de dollars pour tout le secteur.

3. Les réclamations de sinistres de la pandémie et la probabilité de mauvaises surprises sont gérables. Berenberg évalue le total des demandes entre 50 et 70 milliards de dollars pour tout le secteur, soit nettement moins que l’estimation de 107 milliards avancée par la Lloyd’s de Londres.

Leur principale préoccupation pour le secteur concerne, toutefois, les taux d’intérêt plus bas et l’exposition aux écarts ("spreads ") des obligations émises par les entreprises.

Les valeurs préférées

Dans la sélection de 18 assureurs, leurs préférés sont Allianz , Hastings , Munich Re et Tryg , qu’ils considèrent comme les mieux positionnés pour offrir un dividende durable dans les périodes de crise et sur le plus long terme.

Les analystes ont également épinglé Aegon et M&G qui sont, à leurs yeux, sous-évalués et donc offrent un potentiel de hausse significatif.

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