Wilfried Neven écarté d'Allianz Belgique en pleine tempête sociale

Le conseil d'entreprise d'Allianz a acté le départ de Wilfried Neven en tant que CEO. Il est remplacé par Kathleen Van Den Eynde. ©Photo News

Un conseil d'entreprise a acté lundi le départ, avec effet immédiat, du CEO Wilfried Neven. Kathleen Van den Eynde est désormais la nouvelle CEO de l'assureur. Par conséquent, la journée de grève programmée ce mardi par les syndicats est annulée.

Le climat est plutôt tendu pour l'heure chez Allianz Belgique, où une journée de grève avait même été prévue pour ce mardi. Mais un conseil d'entreprise extraordinaire réuni lundi a changé la donne.

Kathleen Van den Eynde était CIO Vie et Santé. Son titre de CEO doit encore être approuvé.

"Lors de celui-ci, Kathleen Van Den Eynde a annoncé le départ du CEO Wilfried Neven et ce, avec effet immédiat, ainsi que le départ de Lorella Sdrigotti au 31/12/2019. Kathleen Van den Eynde prend donc, dès aujourd’hui, la fonction de CEO Belgique." L'annonce a été révélée par le biais des syndicats. Ces derniers annoncent donc l'annulation de leur action programmée ce mardi.   

Kathleen Van den Eynde va cumuler sa nouvelle fonction de CEO Belgique avec ses responsabilités actuelles de responsable de l'investissement en Vie & Santé pour le Benelux. Elle rapportera directement au directeur régional Anthony Bradshaw, en charge pour la région Benelux. 

Lorella Sdrigotti quitte le navire pour des raisons personnelles et familiales, apprend-on par ailleurs. 

Une direction sourde

La semaine dernière, alors que le personnel dénonçait un manque d'effectif pesant sur les services aux clients et sur l'état d'épuisement du personnel, Wilfried Neven annonçait 75 pertes d'emplois sur trois ans.

Les raisons du départ de Wilfried Neven ne sont pas énoncées. Au sein d'Allianz Belgique, on se limite tout au plus à dire que ce départ est le résultat d'un "commun accord". Les syndicats soulignent, eux, les tensions sociales qui ne trouvaient pas écho auprès de la direction.  

"Nous étions dans un vrai dialogue de sourds avec un conflit qui perdure et une grève plus dure qui devait commencer ce mardi, sans précision sur la fin de l'action", explique Fatima Daidou, de la CSC. "Lundi, on nous a annoncé le départ de Wilfried Neven. Nous ne connaissons pas les raisons à 100%. Il y a aussi peut-être des raisons liées aux tensions entre la direction et Monsieur Neven, mais nous n'en savons rien."

La semaine dernière, alors que le personnel dénonçait un manque d'effectif pesant sur les services aux clients et sur l'état d'épuisement du personnel, Wilfried Neven annonçait 75 pertes d'emplois sur trois ans, ajoutant que "même si ce n'est pas un non-event ce n'était quand même pas une grosse restructuration".

"Faut-il comprendre que la direction semble avoir pris la juste mesure du mécontentement grandissant parmi les travailleurs de l’entreprise?", s'interroge le front commun face à ce changement de direction.

12 millions
euros
Une provision de quelque 12 millions d’euros a été constituée pour les licenciements et départs annoncés de 75 personnes sur trois ans.

Une chance au dialogue

Les syndicats saluent, par ailleurs, la décision de la nouvelle CEO d'engager temporairement huit nouveaux collaborateurs pour soutenir les services en difficulté. Elle a également annoncé la constitution d'une provision de quelque 12 millions d’euros pour les licenciements et départs annoncés des 75 personnes.

Les syndicats entendent donc donner une chance au dialogue social en espérant être enfin entendus par la nouvelle direction.

 


 

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