3 questions à Michel Allé, directeur financier de la SNCB Holding

Depuis 2005, la maîtrise de la dette et surtout de sa charge d’intérêt reste au cœur de nos préoccupations. Sur les douze derniers mois, elle s’est en effet accrue de plus de 300 millions, mais il s’agit pour une bonne part du fait d’investissements consentis par Infrabel sur sa propre trésorerie. Cela a permis au gouvernement de réduire sa dotation d’autant. C’est une fleur que la SNCB fait à son actionnaire, mais qui se traduit dans ses comptes.

La dette de la SNCB repart à la hausse au dernier trimestre. Est-ce préoccupant?

Pour le reste cela provient du déficit de l’opérateur ferroviaire.

Nous restons donc très attentifs à l’évolution de la dette et c’est pour cette raison que nous avons mis en place un plan d’économies très ambitieux pour contrôler l’évolution des coûts.

Justement, malgré l’augmentation du chiffre d’affaires des activités, le résultat opérationnel se réduit parce que les coûts augmentent.

Nous ne sommes pas encore revenus au niveau d’affaires de 2008, mais les progressions actuelles sont plutôt encourageantes.

L’augmentation des coûts est surtout conjoncturelle, comme pour l’électricité, qui est un de nos premiers postes de dépenses. La facture s’est considérablement alourdie cette année.

Par contre les dépenses de personnel sont sous contrôle. L’emploi est stable et l’enveloppe salariale n’a augmenté que de 0,9 %. Les recrutements se limiteront à l’essentiel.

Quelles sont vos perspectives d’ici à la fin de l’année?

Nous ne donnons jamais de perspectives ni de prévisions au contraire des sociétés cotées.

Mais il reste encore beaucoup d’incertitudes concernant la reprise économique. C’est particulièrement sensible dans le chiffre d’affaires du transport de fret. Nous avons déjà fait deux tiers du chemin pour revenir au niveau de 2008, mais il y a encore du travail.

Pour le reste, cela dépendra largement de la rapidité de la mise en place des mesures d’économie décidées par les trois entités en début d’année. C’est un plan ambitieux.

Aujourd’hui les dissensions entre les composantes du groupe sont aplanies et on y travaille.

L’objectif est de parvenir à un revenu opérationnel positif de 150 millions EUR. Et cela sans toucher aux investissements en infrastructure ni à la qualité du service.

 

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