Deliveroo affiche une croissance à deux chiffres en Belgique

©REUTERS

Deliveroo affiche une croissance à deux chiffres et continue ses investissements en Belgique. Déjà rentable dans certaines villes chez nous, l'enseigne londonienne vise une rentabilité nationale à court terme.

Après s’être retiré du marché allemand au début du mois d’août avec la volonté de se recentrer sur des marchés plus porteurs en Europe, Deliveroo tire le bilan de ses activités, notamment au niveau belge. Sur l’exercice 2018, l’enseigne de livraison de repas à domicile a fait évoluer positivement son chiffre d’affaires de 20% en Belgique pour le porter à 16,8 millions d’euros contre 14,5 millions l’année précédente.

Notre maison mère basée à Londres continue à investir massivement dans notre expansion et notre technologie.
Rodolphe Van Nuffel
Porte-parole de Deliveroo en Belgique

Une croissance qu’elle doit notamment aux nombreux investissements effectués chez nous l’année dernière. La maison mère basée à Londres a investi plus de 6 millions d'euros dans sa filiale belge, ce qui a permis l’ouverture dans trois nouvelles villes (Courtrai, Charleroi et Hasselt) et la conversion de 1.000 restaurants supplémentaires pour compléter son offre. Au-delà de l'investissement en personnel basé dans ses bureaux à Bruxelles, Deliveroo emploie directement 48 personnes, des investissements technologiques ont été réalisés pour développer les solutions proposées aux restaurants. "Notre maison mère basée à Londres continue à investir massivement dans notre expansion et notre technologie, tant en Belgique qu'à l'étranger. Ceci est un signal fort et encourageant pour le secteur de la restauration belge et pour les milliers de coursiers qui travaillent avec nous", commente Rodolphe Van Nuffel, porte-parole de Deliveroo en Belgique.

La Belgique n’est pourtant pas encore un territoire rentable pour Deliveroo. Seuls la France et le Royaume-Uni rentrent dans cette catégorie pour l’instant. En Belgique, l’enseigne londonienne réalise un bénéfice d’exploitation, avant coûts et charges, de 535.000 euros pour l’année 2018. Elle est déjà rentable dans certaines villes du pays, mais ne devrait atteindre une rentabilité nationale que d’ici 2 à 3 ans.

Impact sur les coursiers et l’horeca

Les coursiers sont souvent le parent pauvre de ce type d'économique initié par Uber en son temps. Deliveroo en emploie pour sa part plus de 2.600 en Belgique. Fin 2017, Deliveroo a opéré un changement important puisque sa flotte de coursier ne passe plus via la Smart pour se faire rémunérer. Depuis plus d’un an, les coursiers sont devenus indépendants et sont surtout rémunérés à la course en fonction de sa longueur et non plus à l’heure comme c’était la norme historiquement. Un changement qui demande une main-d’œuvre plus importante au fur et à mesure que la demande et le nombre de commandes augmentent, comme c’est le cas pour l’instant.

Même son de cloche du côté des restaurants qui doivent généralement engager une personne supplémentaire pour gérer les commandes au sein de leur restaurant. Un coût supplémentaire qui serait couvert par la marge supérieure engrangée via l’afflux de commandes supplémentaires. Deliveroo estime ainsi avoir contribué à l’engagement indirect de 1.100 personnes au sein de ses restaurants partenaires.

L’enseigne prévoit des résultats similaires pour les années à venir avec une croissance à deux chiffres.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect