Échec de la concertation dans le secteur du gardiennage

©Frédéric Pauwels / HUMA

Direction et syndicats du secteur du gardiennage se sont retrouvés en concertation mercredi. Faute d'avancées, celle-ci a été suspendue dans la nuit.

La concertation entre syndicats et employeurs dans le secteur du gardiennage a été suspendue la nuit dernière, indique Steve Rosseel de l'ACV (CSC) Alimentation et Services. Les négociations n'ont pas délivré de résultat, explique-t-il dans une déclaration.

Une réunion d'information est prévue vendredi avec les délégués sur le contenu des négociations et des accords seront dégagés sur les actions, ajoute-t-il. Mardi, des actions avaient été menées devant le siège de l'Otan avec des perturbations à Brussels Airport.

Les syndicats essaient, depuis le mois de juin, de dégager un accord sur le relèvement du pouvoir d'achat et l'amélioration des conditions de travail au sein du secteur. Il n'est plus possible de travailler comme agent de gardiennage sans que la flexibilité exigée soit mieux rémunérée, estime la branche.

Une médiation sans effet

Lundi, un médiateur social a tenté de réconcilier les points de vue. Sous sa houlette, des négociations ont été entamées mercredi. Mais, les syndicats laissaient entendre qu'il y avait peu d'espoir de compromis. En l'absence d'assouplissement de la part des employeurs, il était question de mener des actions spontanées.

"Les employeurs estiment avoir rempli leur mandat en épuisant la norme salariale, nous disposons d'autres chiffres (...). Nous avons déjà tempéré nos revendications et souhaitons négocier davantage", poursuit le syndicaliste.

L'Association professionnelle des entreprises de gardiennage (Apeg) déplore l'échec des négociations. Les employeurs ont présenté diverses propositions "épuisant la norme salariale", portant sur le pouvoir d'achat, une meilleure rémunération de la flexibilité et des mesures sur la mobilité et un travail soutenable, assure l'association dans un communiqué de presse dans la nuit.

L'Apeg regrette que les syndicats n'aient pas jugé cela suffisant. "Nous avons demandé au médiateur social que de nouvelles étapes puissent être franchies, pour mener à de nouvelles négociations et maintenir la paix sociale", ajoute le communiqué.

Aucun accord n'a été dégagé pour prévoir de futures négociations. Les dernières remontent au 14 octobre et s'étaient soldées par un blocage total. 

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