Le patron de bpost visé par une enquête pour pratique illégale

Jean-Paul Van Avermaet, qui a repris la direction de bpost, est au coeur d'une enquête pour pratique illégale à l'époque où il dirigeait G4S. ©Tim Dirven

Jean-Paul Van Avermaert, actuel CEO de bpost, aurait noué des ententes sur les prix lorsqu'il était à la tête de G4S. Il risque des sanctions pénales.

Peu avant le confinement, l'Autorité belge de la Concurrence a entamé une large enquête concernant des pratiques illégales dans le chef des principaux acteurs du secteur du gardiennage, à savoir G4S, Securitas et Seris. Il s'avère que Jean-Paul Van Avermaet, CEO de bpost , se retrouve dans l'œil du cyclone. 

Jean-Paul Van Avermaet risque des sanctions pénales.

Lorsqu'il dirigeait l'entreprise spécialisée en solutions de sécurité G4S, il aurait conclu des ententes sur les prix avec ses homologues du secteur, lit-on dans De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg.  

Avant de prendre les rênes de bpost le 13 janvier, Jean-Paul Van Aver­maet était à la tête de G4S. Son employeur actuel, à savoir le gouvernement belge, pourrait aussi être pris dans la tourmente. En effet, au cours des dernières années, il a fait de plus en plus appel aux services de la société de sécurité. Si les abus sont avérés, les entreprises risquent une amende équivalente à 10% de leur chiffre d'affaires mondial. Jean-Paul Van Avermaet risque pour sa part des sanctions pénales. Celui-ci n'était pas disponible pour commenter le sujet. 

On prend "acte"

Interrogé sur l'enquête, Jean-Pierre Nyns, du syndicat CGSP, a indiqué: "Nous partons du principe que tout le monde est innocent jusqu'à preuve du contraire. Nous voulons donc attendre les résultats de l'enquête."

Dans le chef de bpost, on prend acte de l'enquête "qui pourrait nécessiter la coopération de son CEO". Ce dernier a déjà indiqué qu'il collaborerait à l'enquête tout en se disant confiant de l'"issue positive".  

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