Le secteur du gardiennage perturbe l'OTAN et Brussels Airport

Augmentation salariale, respect des horaires... le personnel de gardiennage attend des avancées. ©Frédéric Pauwels / HUMA

De gros embarras de circulation étaient observés ce mardi matin devant le siège de l'OTAN boulevard Léopold III. Des répercussions sont attendues jusqu'à Brussels Airport. En cause, la grogne des quelque 9.000 salariés du secteur du gardiennage.

Il l'avait annoncé: le secteur du gardiennage a mené ce mardi des actions devant le siège de l'OTAN. En cause, le blocage des négociations sociales. Les salariés demandent une revalorisation salariale et des améliorations des conditions de travail.

Quelque 350 personnes manifestaient ainsi devant le siège de l'OTAN à Evere provoquant de gros embarras de circulation sur le boulevard Léopold III. 

Les salariés de Brussels Airport en soutien

L'impact des actions pourrait se faire sentir jusqu'à Brussels Airport alors qu'une partie du personnel de l'aéroport a rejoint la manifestation à Evere. Les autorités portuaires demandent aux passagers d'arriver à l'heure, soit deux heures à l'avance pour les vols dans la zone Schengen et trois heures pour les autres. Des retards pourraient en effet être observés au niveau de la vérification des bagages. Vers 10h, on enregistrait jusqu'à une heure d'attente. Pour Brussels Airport, l'action devrait durer toute la journée.  

Le blocage se poursuit

Depuis le début des discussions, en juin dernier, les négociations n'ont pas avancé, dénoncent les syndicats. Une conciliation a été organisée lundi, mais sans succès. Mercredi après-midi, une autre réunion est prévue pour éventuellement parvenir à un accord.

Les syndicats ne semblent guère espérer rapidement de compromis. Sans concessions des employeurs, le front commun annonce déjà d'autres actions spontanées.

Appel au calme

L'Association professionnelle des entreprises de gardiennage (APEG) affirme comprendre l'action du jour. Elle rappelle toutefois les priorités fixées et le besoin de respecter la norme salariale de 1,1% prévue dans le dernier accord interprofessionnel. "Nous comprenons que les syndicats demandent non seulement une hausse du salaire brut mais aussi une augmentation des primes. Mais ce sont aussi des coûts salariaux qui doivent être repris dans la norme salariale. C'est donc aux syndicats de dire quelles sont les priorités. La loi doit être respectée et nous ne pouvons pas conclure des accords qui dépassent la norme salariale maximale", souligne le CEO de l'APEG, Jan Cappelle.

L'APEG espère que cette concertation pourra se passer sans pression venant de l'extérieur.  


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