Quand Goldman Sachs flingue bpost

©BELGA

Goldman Sachs conseille désormais de vendre l'action bpost. Le broker, qui a aussi réduit son objectif de cours, est le seul à être aussi négatif sur les perspectives de la valeur. L'action chutait de 10% en fin de matinée.

Alors que l’action bpost tente vaille que vaille de se refaire une santé après une année 2018 désastreuse, elle a été torpillée de manière totalement inattendue par Goldman Sachs ce vendredi matin.

La banque d’affaires américaine conseille de se débarrasser du titre alors que, jusqu’ici, elle avait adopté une position neutre à son égard. Parmi tous les analystes recensés par Bloomberg qui suivent la valeur, Matija Gergolet est désormais la seule à recommander de la vendre alors que quatre de ses collègues sont à l’achat et neuf autres sont d’avis de la conserver.

Goldman Sachs a également sabré dans son objectif de cours qui n’atteint plus que 8,5 euros contre 10,2 euros avant. Résultat des courses: l’action a chuté pour toucher, en fin de matinée, un plus bas en séance à 7,81 euros (-10,6%) effaçant tous les gains engrangés depuis le début de l’année. Il y a un mois environ, HSBC avait fait le chemin en sens inverse passant de "réduire" à "neutre" et relevant son "target" de 6,7 euros à 11 euros.

Performance opérationnelle volatile

Notons que l’objectif de cours moyen des analystes financiers s’élève à 11,7 euros ce qui représente un potentiel de hausse de 50% par rapport au plus bas observé ce matin. Mais on est encore loin, très loin du niveau atteint en février 2018, soit 28 euros!

Pour Matija Gergolet, la société n’est plus attirante en raison notamment de sa "performance opérationnelle volatile." Cette dernière est imputable, selon l'analyste, au déclin du volume du courrier alors que ses concurrents disposent d’une empreinte plus large dans le marché des colis. Elle estime que les prévisions pour 2019 seront difficiles à atteindre et que maintenir la croissance des bénéfices s’apparentera à un combat jusqu’en 2021.

A l'achat sur PostNL, Royal Mail et Deutsche Post 

Lors de la publication des résultats du premier trimestre 2019, Koen Van Gerven, le CEO de bpost a pourtant confirmé que le groupe était sur la bonne voie pour atteindre l’objectif d’un Ebit normalisé supérieur à 300 millions d’euros. Les deux autres ambitions affichées pour cette année sont, d’une part, de générer des produits d’exploitation stables par rapport à 2018 et de distribuer un dividende équivalent à minimum 85% des résultats, d'autre part.

L’analyste de Goldman Sachs couvre d’autres groupes postaux en Europe. Elle est à l’achat sur PostNL , Royal Mail et Deutsche Post , conseille de conserver Poste Italiane et range la poste autrichienne dans le même sac que bpost.

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