Une prime de départ de 500.000 euros pour le patron de bpost

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Koen Van Gerven a annoncé son départ prochain en tant que CEO de bpost. Il percevra alors une prime de 500.000 euros. Une prime jugée "inadmissible" par le PTB.

L'entreprise semi-publique bpost se cherche un nouveau CEO. La semaine dernière Koen Van Gerven a en effet annoncé son départ pour le 26 février 2020. Aujourd'hui, cette annonce fait réagir le PTB. Pas sur le départ en tant que tel, mais sur la prime que percevra le CEO.

500.000 euros
de prime
Contractuellement, Koen Van Gerven devrait percevoir à la sortie une prime de 500.000 euros et sera interdit de travailler pour la concurrence une année durant un an.

Contractuellement, il devrait percevoir à la sortie une prime de 500.000 euros et sera interdit de travailler pour la concurrence une année durant. Une prime jugée inadmissible par Raoul Hedebouw, parlementaire PTB.

De l'argent pour les postiers

Dans plusieurs journaux, le parti demande ainsi à ce que cette prime soit utilisée à l'amélioration des conditions de travail des postiers plutôt qu'à rémunérer le patron sortant. Il rappelle notamment le salaire annuel de 600.000 euros de Van Gerven, là où "un postier gagne 1.400 euros net par mois".

Une pratique tout à fait normale 

Cette montée au créneau du PTB a toutefois peu de chances d'aboutir. Une telle clause est en effet monnaie courante, rappelle le professeur Dirk Buyens (Vlerick). "La personne, qui pendant des années vend un produit, peut facilement retrouver un emploi à la concurrence. Si on veut empêcher cela, il faut alors être prêt à verser environ un an de salaire, ce qui pour Van Gerven représente environ 500.000 euros."

De plus, on le sait, la question salariale risque d'être un frein à la quête d'un successeur à Van Gerven. Les patrons des entreprises publiques et semi-publiques sont en effet soumis à une limitation salariale (290.000 euros, dont 230.000 euros fixes et jusqu’à 60.000 euros en variable). Dans le privé, les patrons de sociétés comparables gagnent près du double.

Rappelons enfin que la réduction salariale avait déjà forcé Didier Bellens (alors CEO de Belgacom) et Johnny Thijs (prédécesseur de Van Gerven) a quitté leur société estimant cette rémunération trop faible. En 2013, Johnny Thijs avait gagné 1,17 million d'euros.

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