Amazon, lynchée par Trump, se reprend à Wall Street

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Mercredi, des rumeurs sur la volonté de Trump d’encadrer la domination d’Amazon avaient fait chuter le cours de l’action à Wall Street de 4,38%. Ce jeudi, c’est un tweet du président américain qui a de nouveau secoué le groupe de Jeff Bezos.

"J'ai fait état de mes inquiétudes concernant Amazon bien avant l'élection. Contrairement aux autres, ils ne paient pas ou peu d'impôts aux gouvernements locaux ou fédéral et traitent notre système postal comme leur livreur (provoquant d'énormes pertes aux Etats-Unis) et provoquant la fermeture de milliers de commerces!", a accusé le président américain dans un tweet.

Un tweet qui a eu des répercussions sur l’action Amazon à Wall Street, qui a reculé d'environ 3% avant de se reprendre en deuxième partie de séance ce jeudi . La veille, les rumeurs sur une probable volonté de Trump d’encadrer Amazon avaient fait perdre 4,18% au titre à la clôture, soit une perte de 31,4 milliards de dollars de capitalisation boursière. La valeur boursière d'Amazon a ainsi perdu près de 60 milliards de dollars en 24h.

L’action avait même dévissé mercredi de 7% en cours de séance, faisant alors fondre la capitalisation d'Amazon de 50 milliards de dollars. La porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, avait toutefois démenti ces informations en expliquant qu'"aucune mesure n’était prévue pour l’instant". 

 Le président américain ne cesse d’attaquer l’entreprise de Jeff Bezos depuis son arrivée à la Maison-Blanche, lui reprochant, entre autres, de ne pas respecter le droit à la concurrence.

"Nous pensons que, pour l'essentiel, il serait difficile pour l'administration actuelle de modifier de manière substantielle le paysage dans lequel opère Amazon", ont écrit les analystes de Deutsche Bank dans une note ce jeudi. "Le gouvernement pourrait tout à fait poser problème à Amazon, distraire son équipe dirigeante, décourager la prise de risque chez ses salariés et/ou faire baisser sa valorisation à court terme. Mais nous pensons que le risque potentiel lié à la colère du président est bien moins important, au moins à court terme, que celui que Cambridge Analytica représente pour Facebook."

Amazon, mais pas que...

Pour rappel, Jeff Bezos est aussi le propriétaire du Washington Post. Donald Trump avait expliqué, avant son élection en novembre 2016, que Bezos avait racheté ce média "pour ne pas être poursuivi pour ses tendances au monopole" et pourrait avoir "un gros problème d’antitrust" s’il accédait au pouvoir.

Le Washington Post a reçu l'an dernier un prix Pulitzer pour une enquête concernant le président américain. Celle-ci montrait que les affirmations de l'ex-homme d'affaires sur ses dons à des organisations caritatives étaient parfois exagérées, et que certains dons ne concernaient pas des organisations caritatives.

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