bpost autorisée à renouer avec les envois "prior" et "non prior"

©BELGA

Une lettre délivrée le lendemain ou trois jours plus tard, désormais vous aurez le choix. Le conseil des ministres a validé la mesure. C'est donc le retour des timbres prior et non prior.

Votre lettre, vous souhaitez qu'elle arrive le lendemain chez son destinataire ou dans les trois jours? Désormais, vous aurez (à nouveau) le choix. Le gouvernement, réuni en conseil des ministres, a approuvé l'offre différenciée de bpost visant les envois "prior" et "non prior" (délivrés donc dans les trois jours). Un système qui est par ailleurs autorisé par la directive postale. Pour ce faire, un retour aux timbres de valeurs différentes est nécessaire.

"Les consommateurs sont ouverts à un service standard moins rapide à condition que la distribution postale prioritaire soit maintenue."
Alexander De Croo

"Selon une étude sur les consommateurs effectuée par l'IBPT, le régulateur du secteur des postes et des télécommunications, les consommateurs sont ouverts à un service standard moins rapide à condition que la distribution postale prioritaire soit maintenue par exemple pour les décès, les anniversaires, les naissances ou le courrier administratif urgent", lit-on dans un communiqué du ministre Alexander De Croo. bpost avait déjà annoncé son intention de revenir à un système "prior"-"non prior" en 2019.

Le conseil des ministres a également approuvé un avenant au contrat de gestion entérinant le principe du service universel postal pendant la période allant du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2023. Par ce service universel, bpost se voit contraint de distribuer le courrier cinq fois par semaine; et ce, sur l'ensemble du territoire.

Les obligations du service universel venaient à échéance fin décembre. Néanmoins, la nouvelle loi postale entrée en vigueur en février dernier désignait bpost comme prestataire du service universel jusqu'en 2023, à condition de rédiger un nouveau contrat de gestion. Ce contrat étant d'application jusqu'en 2020, les autorités ont donc opté pour la rédaction d'un avenant. C'est désormais chose faite.

Enfin, notons encore que cet "avenant" prévoit aussi une procédure permettant de contrôler les coûts nets pour l’État en cas de forte diminution du volume des lettres. En effet, en cas de dépassement de certains plafonds des coûts du service universel, la société postale peut faire appel à l’État fédéral pour une intervention du Trésor public. "Si tel devait être le cas, nous devrions accepter ou revoir les modalités afin de protéger le Trésor", indique-t-on au sein du cabinet.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect

Messages sponsorisés

n