Bpost fait mieux en courrier, mais maintient son profil bas

©BELGA

Au deuxième trimestre, si l’opérateur ex-historique a vu la baisse du courrier ralentir, Bpost maintient néanmoins ses prévisions prudentes pour l’ensemble de 2018. Les actionnaires sont satisfaits, le titre grimpe au lendemain de la publication de ces résultats. Le maintien du dividende annoncé les réjouit.

Très attendus, les résultats réalisés par bpost au deuxième trimestre montrent que l’entreprise est restée sur les mêmes rails qu’à l’issue du premier trimestre: la direction table toujours sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) normalisé 2018 dans le bas de la fourchette de 560 à 600 millions d’euros. Autrement dit sur environ 560 millions. Ce qui devrait lui permettre de maintenir son dividende à "au moins 1,31 euro" par action comme à l’issue de l’année 2017.

Qu'en pensent les analystes?

L'action Bpost, la plus mauvaise performance de l'indice Bel20 de la Bourse de Bruxelles cette année (- 89,6%), bondit, soutenue par le ralentissement un peu moins prononcé que prévu de l'activité de distribution de courrier et le maintien de la prévision d'un dividende "d'au moins 1,31 euro par action", selon les analystes de Kepler Cheuvreux. Le courtier a une recommandation de "conserver" l’action et un objectif de cours de 14,50 euros.

Degroof Petercam précise que le principal élément positif dans la publication de la nuit dernière est qu'elle ne contenait pas de nouvelle surprise négative. Cela peut offrir un certain soulagement au marché, explique l'analyste Marcel Achterberg. C'est rassurant, mais il est encore trop tôt pour devenir plus optimiste pour l'action. "Pour l'instant, nous recommandons aux investisseurs de conserver leurs titres et de suivre les progrès réalisés par Bpost au deuxième semestre", ajoute Achterberg. L'objectif de cours est de 16 euros.

Une bonne nouvelle est apparue au niveau du courrier domestique, dont le volume sous-jacent n’a reculé que de 4,1% d’avril à fin juin contre -5,8% sur l’ensemble de 2017. Du coup, les revenus générés par ce segment d’activité n’ont régressé que de 1,7 million d’euros pour totaliser 338 millions.

216,8
millions
Les colis ont affiché de confortables progressions, comme les trimestres précédents. Leurs revenus ont crû de 216,8 millions d'euros.

L’amélioration est due au "transactional mail", qui a bénéficié d’une base comparable faible, mais aussi de l’impact positif de mailings spécifiques. Bpost doit cet impact à la réglementation GDPR (protection des données liés à la vie privée) et à l’entrée en vigueur de la directive Mifid II sur les conseils en placement.

Les colis ont affiché de confortables progressions, comme les trimestres précédents. Leurs revenus ont crû de 216,8 millions, dont 196 millions en provenance de Radial, la société américaine de logistique d’e-commerce rachetée fin de l’an dernier, pour totaliser 362,3 millions. Les colis sur le marché national ont progressé de 25,8% grâce à l’e-commerce. A l’international, ils ont généré 4,3 millions de plus.

Le revenu de bpost a augmenté de 32,7% à 928 millions, dont 196 millions dus à Radial. Les coûts ayant crû plus fort, l’Ebitda normalisé a reculé de 11,9%  et l’Ebit de 24,6%. Le bénéfice net normalisé du groupe a reculé de 32,6% à 67,3 millions. Celui de la société mère aux normes belges GAAP a atteint 82,6 millions (+8,1%).

"En ligne avec nos prévisions"

Sur les six premiers mois, bpost a réalisé un revenu normalisé de 1,84 milliard d’euros (+29,8%), un Ebitda en baisse de 16,6% à 280 millions et un profit net de 131,3 millions (-32,9%). La société mère a enregistré un bénéfice net de 154,9 millions (-9,3%).

"Les résultats du second trimestre sont en ligne avec nos prévisions pour 2018, telles que présentées à notre Capital Market Day en juin", a souligné le CEO Koen Van Gerven dans le communiqué. Au rayon des satisfactions, il pointe la croissance de l’activité paquets, avec un fort développement de l’e-commerce sur l’axe Belgique - Pays-Bas.

"Bpost continue sa transformation en vue de devenir un acteur international de logistique d’e-commerce", ajoute-t-il. Ses priorités sont d’adapter ses services de courrier et retail en Belgique à l’évolution des besoins des clients, de stimuler la croissance rentable des paquets et de la logistique e-commerce "et d’optimiser Radial". Le 21 juin dernier, il avait dit tabler sur une contribution de Radial à l’Ebitda de 100 à 120 millions de dollars d’ici 2022.

Pour l’instant, on en est loin et dans son communiqué, bpost rapporte au chapitre des perspectives 2018 que l’Ebitda de la filiale US a été "impacté par la suppression de magasins en ligne et des charges d’exploitation plus importantes que prévu (avantages médicaux et inflation), pas entièrement compensés par des gains de productivité". Mais bon, a priori, le cours de Bourse de l’action a déjà intégré cette donne depuis quelques mois...

 

 

Très attendus, les résultats réalisés par bpost au deuxième trimestre montrent que l’entreprise est restée sur les mêmes rails qu’à l’issue du premier trimestre: la direction table toujours sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) normalisé dans le bas de la fourchette de 560 à 600 millions d’euros. Autrement dit sur environ 560 millions. Ce qui devrait lui permettre de maintenir son dividende à "au moins 1,31 euro" par action comme à l’issue de l’année 2017.

Une bonne nouvelle est apparue au niveau du courrier domestique, dont le volume sous-jacent n’a reculé que de 4,1% d’avril à fin juin contre -5,8% sur l’ensemble de 2017. Du coup, les revenus générés par ce segment d’activité n’ont régressé que de 1,7 million d’euros pour totaliser 338 millions. L’amélioration est due au "transactional mail", qui a bénéficié d’une base comparable faible, mais aussi de l’impact positif de mailings spécifiques. Bpost doit cet impact à la réglementation GDPR (protection des données liés à la vie privée) et à l’entrée en vigueur de la directive Mifid II sur les conseils en placement.

Les colis ont affiché de confortables progressions, comme les trimestres précédents. Leurs revenus ont crû de 216,8 millions, dont 196 millions en provenance de Radial, la société américaine de logistique d’e-commerce rachetée fin de l’an dernier, pour totaliser 362,3 millions. Les colis sur le marché national ont progressé de 25,8% grâce à l’e-commerce. A l’international, ils ont généré 4,3 millions de plus.

Le revenu de bpost a augmenté de 32,7% à 928 millions, dont 196 millions dus à Radial. Les coûts ayant crû plus fort, l’Ebitda normalisé a reculé de 11,9%  et l’Ebit de 24,6%. Le bénéfice net normalisé du groupe a reculé de 32,6% à 67,3 millions. Celui de la société mère aux normes belges GAAP a atteint 82,6 millions (+8,1%).

Sur les six premiers mois, bpost a réalisé un revenu normalisé de 1,84 milliard d’euros (+29,8%), un Ebitda en baisse de 16,6% à 280 millions et un profit net de 131,3 millions (-32,9%). La société mère a enregistré un bénéfice net de 154,9 millions (-9,3%).

"Les résultats du second trimestre sont en ligne avec nos prévisions pour 2018, telles que présentées à notre Capital Market Day en juin", a souligné le CEO Koen Van Gerven dans le communiqué. Au rayon des satisfactions, il pointe la croissance de l’activité paquets, avec un fort développement de l’e-commerce sur l’axe Belgique - Pays-Bas. "Bpost continue sa transformation en vue de devenir un acteur international de logistique d’e-commerce", ajoute-t-il. Ses priorités sont d’adapter ses services de courrier et retail en Belgique à l’évolution des besoins des clients, de stimuler la croissance rentable des paquets et de la logistique e-commerce "et d’optimiser Radial". Le 21 juin dernier, il avait dit tabler sur une contribution de Radial à l’Ebitda de 100 à 120 millions de dollars d’ici 2022. Pour l’instant, on en est loin et dans son communiqué, bpost rapporte au chapitre des perspectives 2018 que l’Ebitda de la filiale US a été "impacté par la suppression de magasins en ligne et des charges d’exploitation plus importantes que prévu (avantages médicaux et inflation), pas entièrement compensés par des gains de productivité". Mais bon, a priori, le cours de Bourse de l’action a déjà intégré cette donne depuis quelques mois...

Très attendus, les résultats réalisés par bpost au deuxième trimestre montrent que l’entreprise est restée sur les mêmes rails qu’à l’issue du premier trimestre: la direction table toujours sur un excédent brut d’exploitation (Ebitda) normalisé dans le bas de la fourchette de 560 à 600 millions d’euros. Autrement dit sur environ 560 millions. Ce qui devrait lui permettre de maintenir son dividende à "au moins 1,31 euro" par action comme à l’issue de l’année 2017.

Une bonne nouvelle est apparue au niveau du courrier domestique, dont le volume sous-jacent n’a reculé que de 4,1% d’avril à fin juin contre -5,8% sur l’ensemble de 2017. Du coup, les revenus générés par ce segment d’activité n’ont régressé que de 1,7 million d’euros pour totaliser 338 millions. L’amélioration est due au "transactional mail", qui a bénéficié d’une base comparable faible, mais aussi de l’impact positif de mailings spécifiques. Bpost doit cet impact à la réglementation GDPR (protection des données liés à la vie privée) et à l’entrée en vigueur de la directive Mifid II sur les conseils en placement.

Les colis ont affiché de confortables progressions, comme les trimestres précédents. Leurs revenus ont crû de 216,8 millions, dont 196 millions en provenance de Radial, la société américaine de logistique d’e-commerce rachetée fin de l’an dernier, pour totaliser 362,3 millions. Les colis sur le marché national ont progressé de 25,8% grâce à l’e-commerce. A l’international, ils ont généré 4,3 millions de plus.

Le revenu de bpost a augmenté de 32,7% à 928 millions, dont 196 millions dus à Radial. Les coûts ayant crû plus fort, l’Ebitda normalisé a reculé de 11,9%  et l’Ebit de 24,6%. Le bénéfice net normalisé du groupe a reculé de 32,6% à 67,3 millions. Celui de la société mère aux normes belges GAAP a atteint 82,6 millions (+8,1%).

Sur les six premiers mois, bpost a réalisé un revenu normalisé de 1,84 milliard d’euros (+29,8%), un Ebitda en baisse de 16,6% à 280 millions et un profit net de 131,3 millions (-32,9%). La société mère a enregistré un bénéfice net de 154,9 millions (-9,3%).

"Les résultats du second trimestre sont en ligne avec nos prévisions pour 2018, telles que présentées à notre Capital Market Day en juin", a souligné le CEO Koen Van Gerven dans le communiqué. Au rayon des satisfactions, il pointe la croissance de l’activité paquets, avec un fort développement de l’e-commerce sur l’axe Belgique - Pays-Bas. "Bpost continue sa transformation en vue de devenir un acteur international de logistique d’e-commerce", ajoute-t-il. Ses priorités sont d’adapter ses services de courrier et retail en Belgique à l’évolution des besoins des clients, de stimuler la croissance rentable des paquets et de la logistique e-commerce "et d’optimiser Radial". Le 21 juin dernier, il avait dit tabler sur une contribution de Radial à l’Ebitda de 100 à 120 millions de dollars d’ici 2022. Pour l’instant, on en est loin et dans son communiqué, bpost rapporte au chapitre des perspectives 2018 que l’Ebitda de la filiale US a été "impacté par la suppression de magasins en ligne et des charges d’exploitation plus importantes que prévu (avantages médicaux et inflation), pas entièrement compensés par des gains de productivité". Mais bon, a priori, le cours de Bourse de l’action a déjà intégré cette donne depuis quelques mois...

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