Bpost glisse sous le prix de son IPO

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CVC s'est désengagé totalement de l'opérateur postal. Le titre bpost perdait plus de 5% à la reprise de cotation et passe sous son prix d'introduction en Bourse.

Mardi, Post Invest Europe, détenu en totalité par le fonds de private equity CVC, a annoncé la vente "par voie de placement privé" des 19,7% du capital de la poste belge qu’il détenait encore. Plus de 39 millions d’actions ont été mises en vente.

L'opération est déjà bouclée aujourd'hui, la part de CVC dans BPost a été vendue à plusieurs parties, des investisseurs institutionnels aux Etats-Unis et en Europe. 

Les banques UBS et Nomura, chargées de l'opération, ont placé les titres au prix de 14,75 euros. Ce prix représente une décote de plus de 3% par rapport au cours de bpost (15,24 euros) avant sa suspension de cotation à la Bourse de Bruxelles hier à 16h23.

A savoir

A la reprise de la cotation des titres bpost, mercredi en début d'après-midi, la valeur lâchait plus de 5% à environ 14,40 euros. Un recul qui place le cours de bpost sous son prix de souscription qui était de 14,50 euros

Les actionnaires de bpost s’étaient entendus pour conserver leurs titres 180 jours après l’introduction en Bourse de la poste belge le 21 juin dernier. Mais sous certaines conditions et moyennant l’accord des banques partenaires, cette période peut être raccourcie.

Avant l’introduction en Bourse, l’État belge et le fonds CVC détenaient chacun la moitié du capital de bpost. Après le 21 juin, la participation de CVC était retombée à 19,67%, l’État belge conservant 50% et 488 actions.

CVC engrangera 580 millions d’euros de la vente. Le fonds de private equity avait déjà récolté 860 millions d’euros lors de l’introduction en Bourse.

Le départ de CVC du capital de bpost devrait avoir peu de conséquences sur la gestion de la poste belge, même dans l’hypothèse de la revente de l’intégralité de sa part à un seul acheteur. L’Etat belge reste en effet l’actionnaire majoritaire de la poste. Les deux administrateurs nommés par CVC devront toutefois démissionner.

"Le conseil d’administration de bpost, sur base des propositions du comité de rémunération, devra convoquer une assemblée générale lors de laquelle les actionnaires devront élire de nouveaux administrateurs", explique Piet Van Speybroeck, porte-parole de bpost.

 

A savoir

Avant l'introduction en Bourse, l'État belge et le fonds CVC détenaient chacun la moitié du capital de bpost.

Après l'entrée sur le marché cet été, la participation de CVC était retombée à 19,67%. Désormais, l'État conserve 50%... et 488 actions.

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