Bpost met en vente ses chaînes Press Shop et Relay

La division Ubiway Retail, dans laquelle on retrouve les magasins Relay, comprend 170 points de vente. ©Kristof Vadino

Bpost veut céder sa division Ubiway Retail, qui détient, notamment, les magasins Press Shop et Relay. Il estime que ces commerces ne font plus partie de son cœur de métier.

Selon nos informations, bpost a mandaté la banque d’affaires Degroof Petercam pour mener à bien la vente de sa division Ubiway Retail, qui possède quatre chaînes de magasins: Press Shop, Relay, Hubiz et Ubi. Le distributeur de journaux AMP n’est pas concerné par l’opération de cession, qui n’en est encore qu’à ses prémices.

Les magasins visés, quelque 170 au total, sont exploités par des indépendants à des endroits stratégiques, tels que les aéroports, les gares et les stations de métro, mais également des artères commerçantes, des hôpitaux, des institutions internationales et des centres commerciaux.

Les prestations financières d’Ubiway Retail n’ont pas été à la hauteur des ambitions de croissance de bpost.

Press Shop et Relay se profilent comme des marchands de journaux et de livres dont l’assortiment comprend aussi des accessoires pour téléphones et un rayon snacks et boissons. Ces commerces servent, par ailleurs, de points de retrait de colis. Quant aux magasins Hubiz, il s’agit plutôt de petits supermarchés installés dans les gares. Et les petits points de vente Ubi proposent aussi bien des journaux que des produits d’épicerie.

Ambitions de croissance déçues

Bpost avait racheté les chaînes en question au groupe Lagardère il y a cinq ans à peine, avec comme objectif de se diversifier dans des activités pas trop éloignées du cœur de métier du groupe.

10 millions
d'euros
Ubiway Retail affiche des pertes reportées de plus de 10 millions d’euros.

Les prestations financières d’Ubiway Retail n’ont cependant pas été à la hauteur des ambitions de croissance de bpost. En 2019, la division accusait ainsi une perte opérationnelle de 1,34 million d’euros pour un chiffre d’affaires de 184,5 millions d’euros (en progression de 10% à peine sur cinq ans). Ses pertes reportées affichent plus de 10 millions d’euros.

Le CEO de bpost à l’époque, Koen Van Gerven, avait avoué, dès 2017, sa déception à l’égard des résultats de cette acquisition qui marquait son premier deal à la tête du groupe postal. Il invoquait le retard pris à déployer le nouveau concept commercial. Les attentats terroristes à Bruxelles en mars 2016 semblent également avoir joué un rôle dans ces piètres performances.

Par la suite, la crise du coronavirus n’a évidemment rien arrangé. Les magasins Ubiway, situés généralement aux endroits de grand passage, comme les gares et les aéroports, ont été confrontés à une chute du nombre de clients et à des fermetures partielles.

Bpost semble préparer la vente de ces magasins depuis l’année dernière.

Source importante de réductions de valeur

Bpost, qui ne ventile pas ses résultats par division, précise dans son dernier rapport annuel qu’Ubiway Retail est à l’origine d’une grande partie de la hausse des amortissements et réductions de valeurs en 2020, qui sont passés de 61 millions à 106 millions d’euros.

Bpost semble préparer la vente de ces magasins depuis l'année dernière. Le dernier rapport annuel du groupe postal indique ainsi qu’il a scindé en 2020 ses réseaux retail en deux, avec, d’une part, le réseau des bureaux de poste et, d’autre part, le réseau des magasins Ubiway "afin de superviser séparément les deux réseaux retail".

Interrogé, bpost n'a pas souhaité "réagir à des rumeurs de marché".

Le dossier Ubiway sera sur le bureau du nouveau CEO de bpost. Comme on le sait, après avoir débarqué son patron Jean-Paul Van Avermaet, le groupe postal a mandaté un chasseur de têtes pour lui trouver un successeur. Entre-temps, le directeur juridique Dirk Tirez a repris temporairement les rênes du comité de direction. Et, après le départ de son président François Cornelis, bpost est également à la recherche d’un nouveau président du conseil d’administration.

Interrogé, bpost n'a pas souhaité "réagir à des rumeurs de marché".

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