Bpost s'envole de 20% en clôture grâce à ses résultats

Signe de confiance, bpost a repris ses prévisions 2020 antérieurement suspendues pour cause de Covid-19.

Grâce aux colis générés par le commerce en ligne, bpost a largement battu le consensus des analystes au deuxième trimestre. Le titre s'est envolé de 20,54%.

La question principale que l’on pouvait se poser après la lecture des résultats largement supérieurs aux attentes engrangés par bpost au 2e trimestre était de savoir comment le marché allait réagir, ce matin, à l’annonce de la suppression du dividende. Une décision qui, comme le notent Thomas Couvreur et Ruben Devos de KBC Securities, gâche quelque peu la fête.

Mais, au final, pas tant que ça, dirait-on. Les investisseurs ont fait fi du coupon et ont préféré saluer les performances opérationnelles réalisées par le groupe postal. Après avoir déjà grimpé de 8% mardi dans la foulée des résultats de son concurrent PostNL , l’action s’est envolée de 20,54% à 7,37 euros en clôture.

Trois facteurs

Quelques chiffres pour justifier ce feu d’artifice. Les revenus dégagés au cours du trimestre ont grimpé de 12,5% à 1,05 milliard d’euros, les analystes tablant sur 910 millions. Quant à l’Ebit, ces derniers visaient un chiffre de 37,5 millions d’euros, et il a finalement atteint le double à 75 millions d’euros. Gardons les pieds sur terre, toutefois. En dehors du chiffre d’affaires, tous les autres indicateurs clés (Ebitda, Ebit et résultat) sont en repli d’une année sur l’autre.

+78
%
Les volumes de colis ont bondi de 78% au Benelux au cours du deuxième trimestre.

Mais trois facteurs, au moins, justifient ce rally de soulagement en bourse. Comme PostNL, bpost a bien profité de l’explosion des paquets suite au confinement, la filiale américaine Radial a dégagé, pour la première fois, un Ebit positif et, enfin, le groupe a repris ses prévisions antérieures pour 2020 d’un Ebit compris entre 240 et 270 millions d’euros. 

Courtiers à l'achat

Les paquets ont affiché une excellente performance en Eurasie et en Amérique du Nord, remarquent les analystes de KBC. "Bien que le pic soit peut-être derrière nous, nous voyons bpost profiter encore de la croissance des ventes en ligne."

"Bien que le pic soit peut-être derrière nous, nous voyons bpost profiter encore de la croissance des ventes en ligne."
Thomas Couvreur et Ruben Devos
Analystes chez KBC Securities

En ce qui concerne le courrier classique, ils constatent que la sous-performance d’avril et mai a été compensée par une forte reprise en juin. Face à ce "trimestre très solide", ils ont relevé leur conseil à "acheter" contre "conserver" avant. L’objectif de cours est toutefois amputé d’un euro à 8,5 euros.

Même décision chez Degroof Petercam qui passe à l’achat avec un target majoré de 2 euros à 9 euros. Frank Claassen estime que le fait de reprendre les prévisions qui avaient été annulées est un signe de force.   

De son côté, Marc Zwartsenburg d’ING ("conserver" ; 8,25 euros) souligne que la performance du 2e trimestre est tirée par toutes les divisions du groupe, les colis se distinguant avec un bond des volumes de 78% au Benelux.

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