Publicité
Publicité

Bpost veut supprimer 320 fonctions

©Photo News

Quelque 900 fonctions dans les services centraux sont remises à plat. Les personnes concernées passeront des tests de sélection. Au final, il y aura moins de 320 départs.

Les stratèges de bpost ont terminé leur analyse des fonctions dans les services centraux de l’entreprise semi-publique. La direction a présenté hier au conseil d’administration les propositions qui ressortent de cette analyse baptisée " Alpha " et qui concernait quelque 3.000 fonctions au total. Elle lui a proposé de supprimer 320 fonctions. Le conseil d’administration a approuvé la proposition, qu’elle a présentée ce jeudi aux représentants du personnel en commission paritaire.

Nuance importante ; en tant qu’entreprise publique autonome (loi de 1991), bpost  n’est pas soumise à la Loi Renault. Elle est néanmoins soumise à une série de règles en cas de projet de licenciements collectifs, règles finalement assez proches de la procédure Renault. C’est ainsi que les dirigeants de bpost ont annoncé en commission paritaire leur intention d’effacer ces 320 fonctions et de définir un plan social,  et que s’ouvre à présent des négociations. A noter que les fonctions visées concernent aussi bien des cadres que des employés.

Autre précision importante, il ne s’agit pas de supprimer 320 emplois. L’analyse des services centraux a débouché sur un autre constat, qu’on peut résumer comme suit : au total, quelque 900 fonctions sont remises à plat, certaines étant destinées à disparaître (les 320), d’autres à être rouvertes. Cela implique que 900 personnes vont devoir passer une procédure de sélection, soit pour conserver leurs fonctions actuelles, soit pour en endosser d’autres qui s’ouvrent.

Statutaires préservés

Combien y aura-t-il de licenciements au final ?

"Impossible à dire à ce stade, mais ce sera dans tous les cas moins de 320", répond le porte-parole de bpost Piet Van Speybroeck

Cela dépendra du résultat des négociations, du nombre d’attritions (départs naturels) qui viendront recouvrir partie des 320 fonctions visées, ainsi que du nombre de statutaires qui seraient concernés (qui échoueraient aux sélections). Les statutaires ne peuvent en effet être licenciés ; s’ils s’avèrent qu’ils échouent aux tests, ils rejoindront une cellule interne de " job mobility ", dans l’attente d’une nouvelle affectation. Si cent statutaires et 50 attritions sont comptabilisés à l’issue de ces examens, par exemple, le chiffre de 320 descendrait déjà automatiquement à 170. Des départs volontaires ne sont pas non plus à exclure.

"C’est une réorganisation comme bpost en fait beaucoup, tempère le porte-parole. Chaque année depuis douze ans, 800 à 1.200 équivalents temps pleins quittent l’entreprise, notamment par attrition. Dans ce cas-ci, pour cette réorganisation spécifique, on ne peut pas exclure a priori des licenciements secs à l’issue du processus de sélection qu’on va lancer, mais on ne peut évidemment préciser combien. "

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés