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Brink's: découverte d'une lettre compromettante

Une lettre de patronage avait été établie par le groupe Brink's en faveur de sa filiale belge. Les administrateurs provisoires se demandent pourquoi celle-ci n'a pas été signalée lors de l'aveu de faillite... Les administrateurs provisoires ont aussi découvert que la valeur réelle du département "Global Services" était bien plus élevée que son prix de cession.

D’après Alain Zenner et Gérard Delvaux, les deux administrateurs provisoires de Brink’s, la valeur réelle du département "Global Services", cédé le 3 novembre dernier à Brink’s Diamond & Jewelry Services (BDJS) pour 3,4 millions d’euros, est de 10,5 millions d’euros. Le duo d’administrateurs a fait savoir qu’il entendait tout faire pour "obtenir réparation intégrale".

Entre-temps, des négociations se tiennent entre les différentes parties. Ainsi, un accord semble avoir été dégagé avec les avocats de BDJS, à Anvers.  "Nous avons un accord provisoire qui porte sur une garantie bancaire de 6,2 millions d’euros", a précisé Alain Zenner. 

Cette garantie pourrait être versée si la convention de cession de Global Services était déclarée effectivement nulle. Silence radio par contre entre les administrateurs provisoires et les avocats de Brink’s Belgium. "Dans ce cas de figure, nous continuerons à demander le remboursement de la totalité du passif, soit une vingtaine de millions d’euros", a encore expliqué Alain Zenner.

Hier, le duo d’administrateurs a fait état de la découverte d’une "lettre de patronage" de Brink’s International. Dans celle-ci, le groupe faisait état de sa "capacité à fournir le support financier nécessaire pour permettre à la société d’opérer au moins pendant la période de douze mois suivant le 24 juin 2010". 


Par cette lettre datée du 7 juin 2010 et adressé au commissaire réviseur de Brink's Belgium, la société-mère Brink's security international affirme avoir "la capacité" et qu'elle "fournira le support financier nécessaire pour permettre à sa filiale belge "d'opérer au moins pendant la période de douze mois suivant le 24 juin 2010".

Dans un communiqué, l'administrateur provisoire Alain Zenner se demande pourquoi cette lettre n'a pas été signalée par les dirigeants de la société et leurs avocats lors de l'aveu de faillite. "La dissimulation d'actifs, notamment par des déclarations inexactes ou incomplètes du débiteur sur l'état de ses affaires, peut être sanctionnée pénalement. Or la lettre de patronage était d'autant moins perdue de vue par le groupe que celui-ci avait pris soin de l'annuler la veille, ce qui n'est évidemment pas valable", souligne-t-il.

En attendant, des rencontres avec les repreneurs sont programmées ces prochains jours. Après Loomis et Ramy Baron hier, qui pourraient finalement proposer une offre conjointe, ce sera au tour, ce mardi, de Seris de rencontrer les administrateurs provisoires.

 

 

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