Imtech déclarée en faillite, un repreneur recherché pour la branche belge

©Peter Hilz/Hollandse Hoogte

Le groupe néerlandais d'ingénierie Imtech a été mis en faillite ce jeudi. La filiale belge serait en "discussions avancées" pour une reprise.

On le sentais venir, mais la nouvelle est désormais officielle. Le groupe néerlandais d'ingénierie Imtech , a annoncé jeudi avoir été mis en faillite. "Le tribunal de Rotterdam a déclaré Royal Imtech en faillite", a indiqué la société néerlandaise, qui emploie 22.000 personnes, dont 1.000 en Belgique, dans un communiqué.

La société de services a été mise en difficulté par un scandale comptable qui a conduit à des centaines de millions d’euros de pertes. Ces fraudes ont été réalisées en Allemagne et en Pologne. La filiale allemande avait déjà été mise en faillite la semaine dernière suite à sa déclaration d’insolvabilité.

 

L'action Imtech a perdu ce vendredi pratiquement l'entièreté de sa valeur sur la bourse d'Amsterdam. A la reprise de la cotation, qui avait été suspendue jeudi, le titre a chuté de 75%, à 10 centimes.
 La cotation avait été suspendue jeudi par l'Autorité des marchés financiers dans l'attente d'une communication du groupe. Celui-ci avait annoncé sa faillite vers 17h00. L'action Imtech valait encore 4 euros fin juillet.

Cette annonce de faillite a lieu deux jours après qu'un "sursis de paiement" vis-à-vis de ses créanciers ait été accordé à la société néerlandaise et alors que deux branches du groupe devraient être vendues d'ici peu. "Les divisions Marine et Nordique ont été placée hors du groupe (...) en vue de la vente de ces divisions, ou parties de celles-ci, à des tiers afin de garantir le plus possible la poursuite de leurs affaires et l'emploi de leurs 7.3000 employés", a précisé Imtech.

• La division Marine, qui installe toutes sortes d'équipements sur des bateaux, devrait être vendue à la société néerlandaise Pon Holdings et à l'investisseur Parcom.
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Le processus de vente de la division Nordique, qui rassemble des activités d'Imtech en Europe du Nord, est quant à lui "en cours" et "devrait être achevé à court terme", selon le communiqué.

"Un certain nombre de parties ont manifesté leur intérêt pour la reprise de parties viables de nos activités."
Imtech

Et côté belge?

Imtech Belgium est en discussions avancées avec de potentiels repreneurs et prévoit un accord à très court terme, indique jeudi la filiale en réaction à l'annonce de la faillite de sa maison-mère néerlandaise. Les activités se poursuivent dans l'attente de la fin des pourparlers. "Imtech Belgium lutte pour éviter d'être pris dans le tourbillon de la faillite de Royal Imtech", précise la société, qui insiste sur le fait que le dépôt de bilan de sa maison-mère ne la concerne pas, même si elle la déplore.

  Les négociations quant à une reprise de la branche belge dépendent de la rapidité de décision du curateur aux Pays-Bas, poursuit-on. Toutes les options permettant un maintien de l'activité seront envisagées. Les discussions avec les clients et les fournisseurs sont "constructives", assure l'entreprise. 

Des négociations sont aussi en cours pour les filiales Traffic & Infra, Imtech Espagne et Imtech Royaume-Uni/Irlande. Plus tôt jeudi, le prestataire de services techniques néerlandais Kuijpers s'était déjà dit intéressé par la reprise de certaines activités.

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