L'Etat traîne à nommer ses administrateurs chez bpost

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Le conseil d’administration de la société cotée se voit provisoirement amputé d’un quart. La faute au gouvernement fédéral, qui ne parvient pas à se mettre d’accord sur les noms de ses représentants chez bpost.

Grosse surprise mercredi à l’assemblée de bpost : les trois administrateurs sortants qui représentaient l’Etat belge n’ont pas été renouvelés ou remplacés. Résultat des courses, trois sièges sur douze restent aujourd’hui vacants au conseil d’administration. Et cette situation se poursuivra jusqu’à ce que l’Etat, c’est-à-dire le gouvernement fédéral, se décide à… décider.

La bonne nouvelle, c’est que cela ne modifiera pas la part des femmes administratrices, comme l’a fait remarquer un actionnaire, puisqu’un des trois mandats visés était occupé par une femme, Caroline Ven. On reste donc à un tiers de femmes, comme avant, ouf…

Un blocage politique qui viendrait de la N-VA

La moins bonne nouvelle, c’est que ce flou peu artistique semble exclusivement motivé par des calculs politiques. Nos édiles n’ont apparemment pas réussi jusqu’ici à s’accorder sur les trois noms. Au cabinet du ministre de tutelle Alexander De Croo, le porte-parole Tom Meulenbergs précise que le dossier est dans les mains du Premier ministre Charles Michel. "Il n’y a pas de consensus pour l’instant, dit-il. Alexander De Croo espère que la décision pourra être prise à court terme." Sous-entendu, le blocage (politique) ne vient pas de ce côté-là. Il viendrait de la N-VA, qui n’a pas de représentant chez bpost mais qui souhaiterait en avoir enfin un.

De son côté, bpost explique que l’Etat lui a demandé de reporter ces nominations à une date ultérieure, sans plus de précision.

Exit Luc Lallemand

Entre-temps, ce qui est certain, c’est qu’un des trois ex-administrateurs représentant l’Etat ne pourra techniquement pas être renommé. Il s’agit de Luc Lallemand, qui siégeait au conseil depuis 2001 et dont le mandat a déjà été renouvelé deux fois. Son départ lui a valu les remerciements du président François Cornélis pour services rendus.

Hors quota de l’Etat actionnaire, les deux autres administrateurs dont le mandat devait être renouvelé ont passé l’examen sans difficulté mercredi. Ray Stewart et Michaël Stone, tous deux siégeant comme indépendants, ont été réélus avec 99,1% des suffrages.

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