Ne plus distribuer les journaux coûterait 3.000 emplois à bpost

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En compétition avec AMP, l’entreprise publique sera fixée sur son sort ce lundi.

C’est ce lundi 18 mai que l’IBPT, le régulateur des postes et des télécoms, doit ouvrir les offres de bpost et des AMP, derniers candidats en lice pour le contrat de distribution des journaux avant 7h30. Exclue du futur contrat de gestion de bpost à la demande de la Commission européenne, la distribution des quotidiens a fait l’objet d’un appel d’offres concurrentiel, pour lequel deux candidats seulement ont soumis un dossier.

Pour bpost, opérateur historique, la perte de ce contrat pourrait se révéler sanglante. Koen Van Gerven nous l’a confié en marge de l’assemblée générale des actionnaires de bpost: cela se traduirait par un excès de personnel de près de 3.000 postes. "Nous devrions en tirer les conclusions. Une réorganisation serait alors à prévoir, où il faudrait assumer la réduction du volume d’activité", précise le CEO de bpost.

L’octroi du contrat de distribution des journaux prévoit cependant une période transitoire d’un an qui permettrait, dans le pire des cas, de prendre des mesures pour préparer la réorganisation. Par ailleurs, bpost négocie avec les syndicats la restructuration de ses services centraux qui pourrait passer par la suppression de 320 fonctions.

Bpost négocie actuellement son sixième contrat de gestion avec le gouvernement. Dans le cadre des discussions à ce sujet avec le gouvernement, bpost pourrait remettre sur la table la réduction de la rémunération qu’il reçoit de l’Etat pour les services d’intérêt général.

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