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Payer plus pour recevoir un colis dans les 24 heures?

Selon la ministre De Sutter, il ne s'agirait pas à proprement parler d'une taxe mais d'inclure dans le prix les surcoûts impliqués par la livraison d'un colis en 24 heures. ©BELGA

La ministre des Entreprises publiques, Petra De Sutter, veut verdir le commerce électronique. Ceux qui souhaitent recevoir leur colis dans les 24 heures suivant la commande devraient payer un supplément.

Afin de verdir le commerce électronique, Petra De Sutter (Groen), la ministre des Entreprises publiques, plaide en faveur d'un supplément en cas de livraison express ou éventuellement un prix moindre si la livraison se fait de façon moins précipitée, a-t-elle expliqué mercredi dans les colonnes de Het Laatste Nieuws et De Morgen.

En clair, une proposition qui vise à "taxer" légèrement les clients qui souhaitent recevoir leur colis dans les 24 heures.

Surcoûts inclus dans le prix

"Si on a besoin d'un médecin durant la nuit, la consultation coûte plus cher", a fait remarquer Mme De Sutter. Il n'est pas question d'une taxe, a-t-elle ajouté, mais de faire en sorte que tous les surcoûts impliqués par la livraison d'un colis en 24 heures soient comptés dans le prix. Des coûts environnementaux, sociaux (car impliquant du travail de nuit), de mobilité, etc.

L'an passé, l'activité colis de bpost a augmenté de 56% alors que le courrier baisse de 5 à 10% par an. Ces commandes qui sont souvent livrées au domicile de l'acheteur génèrent une circulation importante.

"Ça n'empêchera pas le consommateur de dormir s'il doit aller chercher son colis 500 mètres plus loin."
Petra De Sutter
Ministre des Entreprises publiques (Groen)

Agir sur les derniers kilomètres

La ministre souhaite également que les derniers kilomètres qui séparent le colis de sa destination finale deviennent, eux aussi, plus écologiques, car c'est sur cette partie du trajet que les sociétés de livraison émettent le plus de CO2. Il faut envisager l'aménagement d'écozones à la périphérie des villes à partir desquelles la répartition vers des points de retrait locaux se déroulerait, estime-t-elle.

"Ça n'empêchera pas le consommateur de dormir s'il doit aller chercher son colis 500 mètres plus loin."

La ministre veut enfin élaborer un cadre légal pour harmoniser les conditions sociales et écologiques de tout le secteur.

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