Salaire inchangé pour le prochain CEO de bpost

Jean-Paul Van Avermaet, licencié de la tête de bpost dimanche, avait un salaire plafonné à 650.000 euros. ©Photo News

Alors que bpost doit se trouver un nouveau CEO après le départ de Jean-Paul Van Avermaet, la Vivaldi n’a pas l’intention de toucher au plafond salarial des patrons d’entreprises publiques.

Trouver un successeur à Jean-Paul Van Avermaet, remercié de son poste de patron de bpost dimanche soir, ne sera pas une sinécure. Le futur CEO devra tout à la fois remettre l’entreprise sur les bons rails financiers, renouer le dialogue avec les syndicats et poursuivre la conversion du groupe dans la logistique des colis et du commerce en ligne.

650.000
euros
Depuis le gouvernement Di Rupo, le salaire du CEO de bpost est plafonné à 650.000 euros.

Il aura, entre autres, pour défi de surfer sur la déferlante des livraisons à domicile consécutive à la pandémie, et de consolider la filiale américaine Radial, tout en maintenant de bons contacts avec ses actionnaires, au premier rang desquels le gouvernement fédéral.

Et tout cela en acceptant de voir son salaire plafonné (entreprises publiques: bpost, Proximus, SNCB, Loterie…), comme le prévoit le gentlemen’s agreement de 2014. Du côté des partis de la Vivaldi, les Verts et les socialistes veulent maintenir le plafond, le CD&V y songe aussi tandis que les libéraux semblent réticents à rouvrir le débat. Bref, le successeur de Van Avermaet ne devrait pas espérer toucher davantage.    

Départ fracassant

Après la révocation de Didier Bellens et le départ chahuté de Dominique Leroy chez Proximus, c’était sonc au tour de Jean-Paul Van Avermaet de se faire licencier avec fracas chez bpost. Le successeur de Koen Van Gerven n’aura tenu qu’un an et trois semaines aux commandes de l’opérateur postal en voie de reconversion. Il a été remercié, dimanche soir, par son conseil d’administration, suite à "une demande de mesures d’urgence" formulée par son premier actionnaire, l’État.

"La recherche d’un nouveau CEO a été lancée."
Le conseil d’administration de bpost

Le conseil de bpost a précisé que son départ prenait effet immédiatement. "La recherche d’un nouveau CEO a été lancée", a-t-il ajouté. Au cabinet de la vice-Première ministre et ministre des Entreprises publiques Petra De Sutter (Groen), on a souligné un "manque de confiance entre le conseil de bpost et son CEO" pour expliquer la mesure. On y évoque aussi un contexte difficile chez bpost et un manque de transparence de la part de son CEO.

L’homme paie en réalité de nombreux pots cassés, certains étant de son chef et d’autres hérités du passé. Citons en vrac les mauvais résultats 2020 et la chute du cours de l’action, une communication jugée faillible, un style de management peut-être trop autocratique et le départ de nombreux cadres de l’entreprise, des relations sociales tendues avec le personnel et ses représentants. Le dirigeant a aussi pâti de la révélation d’une enquête menée par l’Autorité de la concurrence sur un soupçon d’entente dans le secteur du gardiennage, du temps où il dirigeait G4S en Belgique, et de la manière dont il s’en est justifié.

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