Vanden Borre lance un abonnement réparations illimitées

"Sept appareils sur dix vendus en magasin le sont suite à des pannes", dit Charles-Henri de Maleissye-Melun, directeur général de Fnac Vanden Borre. ©Tim Dirven

L'enseigne belge d'électroménager propose aux consommateurs un abonnement permettant de faire réparer leurs gros appareils ou de les remplacer quand la réparation n’est plus possible.

La durabilité et la lutte contre l'obsolescence programmée sont de plus en plus encadrées sur le plan législatif. L'un des enjeux, c'est de faciliter la réparation des produits en assurant la disponibilité de pièces de rechange.

Enseigne-phare du paysage belge de l'électroménager, Vanden Borre y a vu une opportunité. La filiale belge du groupe Fnac Darty vient de lancer une formule d'abonnement proposant au client une réparation illimitée du gros électroménager à domicile. Seule limite: la durée de disponibilité des pièces détachées.

Pour 12,99 euros par mois, le contrat Vanden Borre Life couvre tout le gros électroménager - sauf les hottes - âgé de moins de sept ans. En étoffant ainsi son service après-vente, Vanden Borre cherche à fidéliser sa clientèle, qui n’a plus à s’inquiéter du prix d’une réparation, mais aussi à ratisser plus large: les appareils achetés ailleurs peuvent aussi être réparés aux mêmes conditions, moyennant paiement, à la première intervention, d'un supplément unique de 79 euros.

"Sous réserve de disponibilité des pièces de rechange, le contrat Vanden Borre Life est à durée indéterminée. Si la réparation est trop chère par rapport à la valeur intrinsèque du produit, nous proposons au client un bon d'achat correspondant au prix de la machine à l’état neuf", précise Charles-Henri de Maleissye-Melun, directeur général de Fnac Vanden Borre.

Economie circulaire

Inspiré du service Darty Max, lancé par la société soeur française Darty, ce système d'abonnement est une première en Belgique. L'enseigne low-cost française Electro Dépôt (9 magasins en Belgique) a lancé une initiative comparable en proposant à ses clients de réparer eux-mêmes leurs appareils en panne.

Vanden Borre va un cran plus loin en s'efforçant de convaincre le chaland de sa volonté de s'insérer dans une économie plus circulaire. "La notion de durabilité nous oblige à revoir nos modèles. La distribution linéaire, c’est mort", souligne le patron de Fnac Vanden Borre.

"Nous allons challenger les marques pour qu’elles nous fournissent des produits à durée de vie plus longue."
Charles-Henri de Maleissye
Directeur général de Fnac Vanden Borre

L’économie circulaire concerne aussi bien les matières premières servant à fabriquer les appareils que la capacité du revendeur à accompagner le client dans la prolongation de la durée de vie du produit et dans son recyclage. "Sept appareils sur dix vendus en magasin le sont suite à des pannes. Nous travaillons avec des marques comme Liebherr ou Electrolux, qui prennent des engagements de disponibilité de pièces détachées allant jusqu’à 10 ou 12 ans. Et nous allons challenger les marques pour qu’elles nous fournissent des produits à durée de vie plus longue", souligne Charles-Henri de Maleissye.

Vanden Borre, qui assure elle-même le service après-vente avec une équipe de 80 techniciens, prévoit d'en recruter 50 de plus pour accompagner ce nouveau service. Ce ne sera pas une sinécure. "Nous avons déjà noué des contacts avec des écoles, mais cette main-d'oeuvre est aujourd’hui très difficile à trouver".

L'essor de Vanden Borre Kitchen

Sans donner de chiffres, le patron de l'enseigne belge espère vendre "une masse significative" de contrats Vanden Borre Life. Un moyen supplémentaire de renforcer la présence de Vanden Borre sur le gros "électro", un segment qui pèse 1,2 milliard d'euros en Belgique (600 millions en pose libre et 600 millions en encastrable, apanage des cuisinistes).

1
milliard €
Le segment du gros électroménager pèse un milliard d'euros en Belgique (500 millions en pose libre et 500 millions en encastrable).

Bien présente sur le segment de la pose libre, l'enseigne avait un point faible: l’encastrable, où elle n'était présente que sur le renouvellement des appareils. Le marché de l’équipement premier, au moment de l’installation de la cuisine, lui échappait. En 2016, Vanden Borre a donc profité de l'arrêt, par le groupe Menatam, de sa filiale Kitchen Market pour reprendre 9 magasins, transformés en Vanden Borre, et s'insérer dans le créneau des cuisines via une joint venture avec le groupe FBD (Ixina).

"Cela nous a permis d'étoffer notre présence en Wallonie en ouvrant des magasins à Bastogne, Libramont, Marche-en-Famenne, Ciney, Beauraing… Dans le même temps, nous avons lancé l’enseigne Vanden Borre Kitchen. Nous avons aujourd’hui 13 magasins et prévoyons d'en ouvrir 5 ou 6 par an pour arriver à terme à une cinquantaine de points de vente", précise Charles-Henri de Maleissye.

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