L'organisateur de l'Euro de hockey table sur 4,5 millions d'euros de revenus

©BELGA

Le championnat d’Europe de hockey débute ce vendredi en Belgique. L’organisation n’est pas une première pour notre pays. Mais en quelques années, l’événement s’est largement professionnalisé.

Dès ce vendredi, le hockey européen à rendez-vous à Wilrijk (Anvers). Six ans après avoir organisé les championnats d’Europe à Boom, la Belgique accueille à nouveaux la compétition continentale. Durant dix jours, la crème du hockey et donc forcément les deux équipes nationales belges se disputeront le titre, qui a le très gros intérêt d’offrir un ticket qualificatif pour les Jeux olympiques de 2020.

Pour cet événement, la fédération qui ne dispose toujours pas de stade a mis le paquet. Un stade temporaire a été installé, muni de tribunes complètement couvertes et pouvant accueillir jusqu’à 8.000 personnes. Une organisation à la hauteur de l’événement mais un peu trop grande pour l’Association royale belge de hockey (ARBH). à défaut de gérer l’ensemble du projet de A à Z – comme ce fut le cas il y a six ans – la fédération a préféré cette fois passer la main.

"En 2013, nous avions travaillé avec un club et des bénévoles mais aujourd’hui ce n’est plus gérable."
Denis Van Damme
directeur marketing et communication de l’ARBH

"En 2013, nous avions travaillé avec un club et des bénévoles mais aujourd’hui ce n’est plus gérable, explique Denis Van Damme, directeur marketing et communication de l’ARBH. Les bénévoles ne sont tout simplement pas assez habitués. Il faut donc à chaque fois partir d’une page blanche. Le cahier des charges est aussi devenu beaucoup plus lourd. Il y a trop de contraintes sur la qualité de l’infrastructure, la sécurité ou même l’éclairage du terrain. Le hockey ne peut plus se permettre une organisation qui n’est pas professionnelle."

450.000 euros pour accueillir la coupe d’Europe

L’appel d’offres a finalement trouvé preneur chez Sportizon qui a déboursé 250.000 euros à la fédération pour pouvoir assurer l’organisation et forcément espérer en tirer des profits. "Mais tout ne vient pas dans notre poche. Nous avons des coûts aussi et nous offrons des places à nos sponsors. L’objectif n’est d’ailleurs pas de gagner de l’argent mais d’avoir un événement majeur de qualité en Belgique", glisse le responsable marketing. Autre preuve de la croissance toujours plus importante du professionnalisme: le prix à payer à la fédération européenne de hockey. Sportizon a ainsi dû débourser 450.000 euros pour pouvoir accueillir l’événement.

©REUTERS

La filiale du géant Golazo est un habitué des grands événements. "Il s’agit de notre plus gros contrat pour cette année", précise toutefois, Michel Francken, le managing director de Sportizon. L’entreprise ne fait toutefois pas ses premiers pas sur le gazon synthétique.

"Nous avons également organisé les finales du championnat de Belgique il y a deux ans et la Pro League qui vient de se dérouler. Nous avons aussi assuré le retour des Red Lions après le titre de Champions du monde sur la Grand-Place à Bruxelles." En dix jours, l’entreprise espère atteindre un chiffre d’affaires de 4,5 millions d’euros. Pour cela, 72.500 places ont été mises en vente.

Attractivité du stick

Pour remplir ses caisses, l’organisateur a également pu compter sur le soutien de sponsors. Belfius qui a associé son nom à l’événement est le principal partenaire. Également "main" sponsor de la fédération, la banque a déboursé plus de 200.000 euros pour s’afficher partout. Viennent ensuite six autres partenaires ayant tous déboursé au moins 70.000 euros et six autres sponsors techniques qui amènent un soutien en rapport avec leur activité.

©BELGA

Si Belfius s’est engagée pour l’Euro, tous les sponsors de la fédération n’en ont pas fait autant. Sportizon a donc dû partir à la recherche de soutiens supplémentaires. "Ce n’est pas simple mais on remarque que le hockey, comparé à d’autres sports, fonctionne mieux. Le sport est assez attractif avec un public intéressant, assez comparable à celui du golf. Cela permet de toucher des sociétés spécifiques comme les banques et les assurances", souligne Michel Francken.

Brussels Airport fait partie des nouveaux convaincus. L’aéroport associe pour la première fois son image avec le hockey. "Il y a plusieurs raisons qui justifient ce choix, explique Léon Verhallen, director aviation development chez Brussels Airport. Notamment la situation géographique de l’événement. Anvers est une ville stratégique pour nous. Le rayonnement international est aussi forcément indispensable pour une entreprise d’aviation. Cela est désormais possible avec une coupe d’Europe de hockey." À la veille du début de la compétition, 50.000 places avaient déjà trouvé preneurs.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect